Avec inconscience et arrogance, la France continue à vivre dans sa bulle économique. Elle est persuadée que celle-ci n éclatera jamais, que son génie particulier et la grandeur de son Histoire lui permettront d échapper aux difficultés des pays de l Europe du Sud, et qu ils garantiront sa prospérité future. La dure vérité des statistiques prouve pourtant que le déclin économique français n est pas une vue de l esprit. Tous les indicateurs signalent que notre pays vit au-dessus ... Jean Peyrelevade Le modèle économique français à bout de souffle - Présentation - SuiteJean Peyrelevade est président de la banque Leonardo & Co France. Il a été directeur-adjoint du cabinet de Pierre Mauroy (1981-1983). il a ensuite présidé certaines des plus grandes institutions financières de notre pays (Suez, UAP, Crédit Lyonnais). Longtemps professeur d'économie à l'École polytechnique, il a écit plusieurs ouvrages sur l'évolution du capitalisme contemporain. Jean Peyrelevade Le modèle économique français à bout de souffle - Biographie - Suite
| Posté par : Daniel_"Graine CTC" le 02/10/2011 |
A ce constat on peut ajouter celui de Jean-Marc jancovici interviewé sur Xerfi Canal:
L'énergie procède de la transformation de la matière. L'économie n'étant rien d'autre qu'une machine à transformer des ressources, nos sociétés industrielles sont de plus en plus gourmandes en énergie, alors même que les stocks susceptibles de leur en fournir, que ce soit du charbon, du pétrole ou de l'uranium, diminuent inexorablement. Partant de ce constat, Jean-Marc Jancovici montre que les espoirs placés par nos gouvernants dans la reprise de la croissance sont illusoires et dangereux : dans une économie monde qui dépend des énergies fossiles, plus vite la croissance repartira, plus vite arrivera le prochain choc pétrolier qui la tuera à nouveau. Il faut sortir de cette spirale infernale.
Ne pas prendre en compte ce constat dans la politique économique du futur serait encore une fois "ne pas dire la vérité" dont "la dure vérité des statistiques" ne prend pas en compte. Relancer la production en France doit être une production intelligente qui prend en compte la contrainte énergie climat. La distance parcourut des produits définira de plus en plus le cout des produits parce que l'énergie coutant plus cher, le cout du transport augmentera de plus en plus. De plus l'impacte sur environnement de la production et du transport des marchandises doit être pris en compte dans le cout. Une politique économique basé sur le concept d "habileté locomotrice" qui consiste favoriser une production et une consommation qui respect la contrainte énergie climat et qui favorise le travail humain plutôt que le travail des machines qui consomment beaucoup d'énergie et qui polluent. Favoriser les échanges locaux semblent plus réaliste dans le moyen long terme. Les échanges mondiaux risque de couter de plus en plus cher. Il ne faut sous estimer l'impact du cout de l’énergie sur la crise actuelle. Les pays qui basent uniquement leur économie sur les échangent mondiaux , risquent de le payer dans le futur. Le monde économique ne survivra pas sans prendre en compte le monde physique. |
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| Posté par : FR le 28/09/2011 |
Bonjour,
Je viens d'écouter avec beaucoup d'intérêt l'interview de Jean Peyrelavade suite à la sortie de son livre "France, Etat critique". Je ne peux que partager son analyse. N'étant pas économiste de formation, je ne me permettrai pas d'échanger sur ce volet. Par contre, en tant que responsable d'une TPE en R&D sur l'énergie renouvelable, je me dois de réagir par rapport à la Recherche privée. Permettez-moi de prendre notre exemple. TPE, nous avons développé un procédé de production d'énergie verte par gazéification de déchets. Après l'étape de validation sur un pilote, il nous faut valider le procédé à l'étape industriel, communément appelé, prototype industriel ou n°1. Et là, aucune aide financière, aucune possibilité de levée de Fonds, l'aide privée indispensable pour redorer les fonds propres ne sont pas à l'écoute. Le capital risque est inexistant dans notre pays, et le capital développement nous dit de revenir pour le financement de l'unité industrielle n°2. sans n°1 il n'y aura jamais de n°2. Le seul fait de le dire, montre le déni de la recherche technologique dans notre pays, à partir du moment où l'on sort des grandes stratégies comme l'aviation, le nucléaire, etc. Quel gâchis financier, car nous avons drainé des subvention pour nos programmes de recherche. Innover ! Maître mot. Oui, mais pour quoi faire derrière. Vous dîtes que la recherche privée est la moitié de celle des pays nordiques. Quoi de surprenant. Seuls les Grandes entreprises peuvent aujourd'hui innover, et encore plus les entreprise étatiques qui récupèrent par leur lobbying une grande partie des aides. Vous savez, mieux que moi, que les TPE et PME ont un potentiel d'innovation remarquable. Alors que fait-on pour ces structures pour les accompagner dans leur développement et leur permettre de devenir de "belles" PME qui auront envie d'exporter leur savoir-faire. Je serai vraiment intéressée pour avoir votre sentiment sur ce point. C'est du vécu, de l'observation terrain, ce qui semble manquer cruellement à nos décideurs. Merci pour cette tribune ouverte. En espérant quelle soit lue, et suscite de la part des économistes ou de vous même, Monsieur Peyrelavade, une réponse. Merci par avnce |
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