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Crise migratoire, bataille autour des licences de pêche… les sujets de conflits s’accumulent entre le Royaume-Uni, l’Europe et plus particulièrement la France. Et si Boris Johnson ne se servait pas de ces différents pour faire diversion, pour faire oublier à son électorat une situation économique intérieure dégradée ?


Car les faits sont là : le PIB britannique à la fin du 3e trimestre restait éloigné de plus de 2% de son niveau d’avant pandémie. L’Allemagne, l’Italie et la zone euro dans son ensemble font mieux et la France, même, beaucoup mieux. Sans évoquer les États-Unis qui ont d’ores et déjà dépassé leur niveau d’activité d’avant crise. En perte de vitesse, l’économie britannique doit de surcroît faire face à plusieurs vents contraires.


Fin du « quoi qu’il en coûte » et futurs tours de vis


La Banque d’Angleterre (comme les autres banques centrales) est face à un dilemme : contenir une inflation qui accélère sans étouffer la reprise. Alors que la BoE vise une hausse des prix de 2%, elle a atteint 4,2% sur un an en octobre dernier et les projections de l’institut monétaire la voient monter jusqu’à un pic de 5% au printemps prochain. Expurgée des prix de l’énergie et des produits alimentaires, l’inflation sous-jacente suit le même chemin. Et à 3,5% elle est à un pic depuis avril 2011. De quoi inquiéter les marchés qui craignent un durcissement de la politique monétaire avec une remontée des taux d’intérêt à la clé.


La fin du « quoi qu’il en coûte » britannique alimente également les craintes d’une rechute, notamment l’arrêt le 30 septembre dernier du dispositif de chômage partiel et d’aides au indépendants alors que plus d’un million de salariés en bénéficiaient encore. Mais c’est aussi la suspension de la majoration des allocations chômage, la remontée par étape du taux de TVA dans l’hôtellerie-restauration, la suppression progressive de l’exonération des droits de mutation. La retombée immédiate des transactions immobilières en juillet dernier, date du premier coup de rabot sur l’abattement spécial (passé de 500 000 livres à 250 000, puis en octobre où il est tombé à 125 000), montre ô combien le marché de l’immobilier britannique est sensible à ce type de mesure et laisse présager une fin d’année difficile. Et toutes ces évolutions ne sont qu’une première étape avant le tour de vis prévu à partir de 2022-2023, avec à la clé une hausse du taux d’imposition sur les sociétés qui grimpera de 19 à 25%, mais aussi le gel des seuils de l’impôt sur le revenu. Par le simple jeu de la progression des salaires, ce sont quelque 800 000 Britanniques supplémentaires qui s’acquitteront de l’impôt sur le revenu et autant qui basculeront de la première tranche (dont le taux de base est de 20%) à la deuxième (au taux de 40%).


Le Brexit et ses conséquences


Il y a aussi les conséquences du Brexit. Même si cela reste difficile à appréhender dans un environnement encore bouleversé par la pandémie, des fissures apparaissent. Il y a d’abord la perte d’attractivité du pays. C’est le sens qu’il faut donner à la baisse des flux des capitaux entrants nets. Depuis 2016 (date du referendum sur le Brexit), ils sont en baisse. Visiblement le pays est devenu moins intéressant pour les investisseurs depuis qu’il s’est coupé de ses partenaires européens. Et si l’année de référence est un peu trompeuse, car liée en partie à un petit nombre de méga deals, le mouvement est à la réduction.


Confinements et déconfinements successifs ont également désorganisé le marché du travail, mais au Royaume-Uni la sortie de l’UE accentue le problème. Les flux migratoires ont en effet apporté près de 250 000 habitants supplémentaires en moyenne chaque année depuis 2000, essentiellement des travailleurs. Or, lors du 1er confinement, nombre d’immigrés, notamment les jeunes Européens sont rentrés chez eux et beaucoup ne sont pas revenus… sans relève rapide par une nouvelle vague d’immigration puisqu’il faut désormais obtenir un permis de travail.


Enfin, le rêve du « Global Britain », ce redéploiement des exports, notamment en direction du « Commonwealth », demeure encore au stade du slogan. Finalement, les déficits jumeaux renvoient une parfaite synthèse de l’économie britannique : son déficit public primaire structurel (c’est-à-dire hors charges d’intérêts) dépasse les 7% du PIB. C’est l’un des plus élevés des pays européens. La photo est la même pour la balance courante avec une économie britannique reléguée en fond de classement.
Pris au piège de l’isolement, la reprise au Royaume-Uni s’annonce plus tortueuse que dans le reste de l’Europe.


Mots clés :

Europe / Zone euro

Royaume-Uni

Brexit

Angleterre

Covid-19

Boris Johnson

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