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ACCUEIL BUSINESS EY Advisory TV Finance : la transformation...
https://player.vimeo.com/video/130457165?autoplay=1 Sabine-Bechelani-Finance-la-transformation-des-back-office-3832.jpg
18/06/201504:44

"On attend toujours plus de la fonction finance : plus mais aussi mieux et moins cher. Résultat, la fonction finance se banalise (tout comme un certain nombre de métiers à l’heure du numérique). Alors comment sortir de l’impasse ? Pour en parler, Xerfi Canal TV a reçu Sabine Bechelani, Associée responsable des activités d’amélioration de la performance des back-office, au sein des activités de conseil d’EY.


Alors d’abord, quelles pistes préconisez-vous pour revaloriser la fonction finance ?


Aujourd’hui la Finance se positionne auprès des comex et des opérationnels comme un business partner, comme un acteur incontournable au pilotage de l’activité, à l’apport d’informations prévisionnelles et prospectives facilitant la prise de décision. Dans le même temps, cette fonction finance se doit aussi d’être réactive permettant par exemple de porter des projets de simplification et de transformation de l’entreprise, au-delà de la simple production d’une information comptable, financière, et statutaire. Elle se dote dans ce cadre de nouvelles compétences.


Est-ce que les entreprises en ont conscience ? Où en sont-elles dans leur transformation ?


On observe une différence entre les groupes franco-français et les groupes internationaux, qui eux ont souvent déjà lancé cette transformation. Quoiqu’il en soit, au périmètre de la fonction financière, il s’agit souvent de mettre en place des CSP, ou de les faire évoluer vers des plateformes multi-géographies et/ou multi fonctionnelles, lorsque ces CSP ont déjà été mis en place.


Il faut donc que le CSP se transforme à son tour…


Oui, absolument, le CSP n’est plus qu’une simple plateforme de prestations comptables. Il devient au gré des projets qui sont lancés une organisation qui fournit des services permettant d’accélérer l’analyse et la prise de décision pour les contrôleurs de BU, pour une direction achats, ou une direction des Ressources humaines par exemple.


Mais il y a une vraie interrogation en matière d’emploi… Est-ce que cette transformation signifie qu’il y aura inéluctablement des pertes dans les CSP ?


 

Dans les idées reçues aujourd’hui, CSP rime avec délocalisations, outsourcing et/ou destructions d’emplois. Cela arrive en effet dans certains cas de figure, mais ce n’est pas une approche systématique, pour deux raisons majeures : en premier lieu, la délocalisation ou l’outsourcing ne constituent pas une solution à toutes les organisations. Certains groupes choisissent de créer un CSP en interne, au sein des pays où se trouve la maison mère par exemple et donc de préserver l’emploi sous réserve de la mobilité des équipes concernées. Ce n’est pas une exception.


Et la deuxième raison ?


Eh bien, c’est que la réussite de ces projets repose sur une très forte standardisation et donc une spécialisation des équipes affectées. Mais dans le même temps, ces structures ainsi créées proposent une pyramide, et donc un cadre d’évolution professionnelle à une population qui a été de toute façon très souvent oubliée. En fait, le danger en matière d’emploi pèse souvent sur ceux qui refuseront d’évoluer ou d’accepter une certaine mobilité.


 

Vous évoquez le sort des équipes, mais qu’est-ce que cela implique pour le directeur financier ?

 

Dans une organisation qui a fait le choix de centraliser ses fonctions de back office, le directeur financier est impacté dans ses responsabilités et dans sa façon de travailler. Son spectre d’intervention et donc ses compétences sont plus larges que la finance. Il se voit ainsi souvent confié la responsabilité des directions du système d’information, ou des achats par exemple. Ou doit travailler de façon plus intégrée avec ces mêmes directions. Concernant la finance, s’il reste responsable de la qualité de l’information produite, il doit apprendre à travailler avec des organisations et des équipes en mode « virtuel », dissociant responsabilité hiérarchique et fonctionnelle.


C’est-à-dire ?


Eh bien par exemple, il doit être en mesure d’apporter un éclairage stratégique, sans être directement et hiérarchiquement responsable des équipes qui contribuent à la construction de l’information comptable. Il devient ainsi avant tout un manager plutôt qu’un technicien, presque un chef d’entreprise.
Pour conclure : on a assisté ces dernières années à la création de plateformes multifonctionnelles. Est-ce la fin des CSP ?
En effet, la tendance actuelle est la mutualisation des fonctions de back office. On parle aujourd’hui de Global Business Services (ou GBS), mais en regardant dans le détail, on se rend compte qu’il s’agit de centre des services partagés multi fonctionnels, là où dans le passé ils étaient mono fonctionnels. On est donc très loin de la fin des projets de mises en place de CSP, qui bien au contraire évoluent vers une plus forte valeur ajoutée."


Sabine Bechelani, Finance : la transformation des back-office, une vidéo Xerfi Canal TV


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Mots clés : Banque, finance, assuranceConseilNumériqueFinanceEYErnst & YoungSabine Bechelani DAFCSP

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