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08/03/201604:42

Xerfi Canal TV a reçu Thierry Vandenbroucke, vice-président de la région Centre Ouest chez CGI qui est au contact des acteurs de la Santé/Prévoyance dont le métier est fortement impacté par l’essor de la donnée.

 

Dès lors une question peut légitimement se poser, est-ce que les champions de la donnée, à savoir notamment les GAFA, constituent une menace directe pour les acteurs de la prévoyance ?

 

Bien sûr. Google, Facebook, Amazon et d’autres connus ou encore inconnus ont et auront la capacité de toucher des milliards de personnes qui utilisent leurs services et ont de fait accès à  une masse conséquente de données sur leurs utilisateurs. Mais il y a un point essentiel : les GAFA ne sont, en tout cas aujourd’hui, ni des mutuelles ni des assureurs. Or la Santé/Prévoyance, c’est un métier bien spécifique avec une dimension légale et « éthique » qu’ils ne maitrisent pas. Donc pour répondre à votre question, je dirais que les GAFAS ne sont pas une menace directe mais qu’ils vont quand même bousculer certaines variables.

 

Comment cela ? Qu’est-ce que leur arrivée change ?

 

Eh bien, ils vont à mon avis précipiter la course à l’innovation des services. Je pense notamment à la personnalisation des contrats en fonction de données collectées sur les assurés et aux services qui les accompagneront pour améliorer d’une manière la santé et notre bien-être. Aujourd’hui, aucun contrat, qu’il soit individuel ou collectif via les entreprises, n’est établi en fonction de ces données qui peuvent être transmises directement par l’assuré ou alors par l’intermédiaire d’objets connectés comme les bracelets connectés. Or, dans 10 ans, on estime que plus de 30% des contrats le seront. C’est une vraie rupture du modèle.

 

30%, cela semble une proportion assez incroyable…Je vous dis cela car je m’interroge sur le consentement des utilisateurs à livrer leurs données, des données on ne peut plus personnelles…

 

Oui effectivement. Tous les acteurs du secteur s’interrogent sur les moyens d’inciter les assurés à porter un bracelet ou à transmettre ces données de leur plein gré. Aujourd’hui, Axa propose par exemple des bons d’achat chez ses partenaires en échange de la transmission des données. Je suis persuadé que cet obstacle du consentement sera bel et bien franchi une fois que l’on aura passé le cap à partir duquel l’assuré considère que le service rendu est supérieur. On voit bien que de nombreux utilisateurs ne se posent plus de questions sur la géolocalisation par exemple, car Uber ou encore les applications utilisées pour le sport leur permettent de retirer un bénéfice certain.

 

Les acteurs historiques pourraient aussi contraindre leurs clients à livrer cette donnée sous peine de représailles, comme le fait la RATP qui sanctionne d’une amende ceux qui refusent de valider leur titre dans le bus même s’ils ont payé leur abonnement mensuel.

 

Les acteurs de la Santé/prévoyance sont aujourd’hui davantage dans une dynamique de récompense  pour inciter que de représailles. C’est ce que fait Allianz  dans l’automobile, un secteur qui préfigure souvent de ce qui va se passer dans la santé : ils proposent une décote à leurs assurés qui acceptent de livrer leurs données en termes de bon comportement routier. La bonne nouvelle pour ces acteurs, c’est que, selon des enquêtes récentes, plus de 8O% des internautes savent que leurs données personnelles sont exploitées et qu’ils sont prêts à les livrer s’ils en retirent un bénéfice.

 

Pour résumer ce que vous êtes en train de dire… Nous sommes aujourd’hui au début d’un mouvement d’innovation où le champ des possibles en matière de nouveaux services est immense. Et puisque nous en sommes au début, les entreprises sont dans des phases d’essai / erreur sans savoir quels usages vont prendre…C’est bien cela ?

 

Oui exactement. L’objectif est de ne pas laisser le champ libre aux concurrents. C’est d’autant plus important que le paysage concurrentiel se complexifie : il y a les acteurs historiques de la Santé/Prévoyance, dont l’offre est éclatée, mais aussi toute une série de nouveaux acteurs, comme les géants du net ou encore tout un ensemble de start-ups qui se positionnent sur ces services innovants. Sans compter sur les leaders français des objets de santé tels que Withings et Sense qui pourraient se positionner comme des brokers incontournables pour monnayer la donnée. Tout est à construire…

 

Dans ce contexte, qu’est-ce que vous préconisez pour que les acteurs de la santé/prévoyance s’en sortent ?

 

Pour s’en sortir dans ce contexte féroce, l’innovation apparaît comme le véritable facteur différenciant. Cela va bien sûr demander aux acteurs de la prévoyance de revoir leur organisation. Il faut bien dire que ce sont des paquebots lourds à manœuvrer… Mais c’est indispensable car l’innovation est une condition sine qua non pour que l’essor du digital soit une opportunité et non plus une menace pour ces acteurs historiques.

 

Thierry Vandenbroucke, La santé face à la connexion des données : menaces ou opportunités ?, Xerfi Canal TV

 

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Mots clés : Economie numériqueMédias / culture / loisirsInnovationAssuranceCGIMutuelleObjets connectésSantéThierry Vandenbroucke

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