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03/07/201404:54

Xerfi Canal a reçu Vincent Lorphelin dirigeant-fondateur de Venture Patents, pour présenter les conclusions de l'étude Xerfi "Créations nettes d'emplois : Palmarès des entreprises et des secteurs"

 

Tout le monde connaît l’histoire du fou qui cherche ses clés au pied d’un réverbère. Ce n’est pas là qu’il les a perdues, mais c’est là qu’il y a de la lumière.

 

La France ressemble au fou de cette histoire. Elle cherche les clés de l’emploi au mauvais endroit. Désorientée, elle ne peut par exemple pas répondre à une question apparemment simple : « quelles sont les entreprises qui créent le plus de d’emploi ? ». Pourtant cette question est légitime, fondamentale et urgente. Légitime : depuis trente ans, « la priorité des priorités », c’est l’emploi. Fondamentale : on peut certainement tirer des enseignements de l’expérience de ces entreprises pour construire une vision économique favorable à l’emploi. Urgente : sans cette vision, comment empêcher le poison du chômage de continuer à gangréner l’économie, les rapports sociaux, la politique et même notre confiance dans l’avenir ?

 

Il existe bien entendu une masse de chiffres sur le chômage, sur les secteurs ou les régions qui créent de l’emploi, sur les catégories socio-professionnelles, sur le temps et la durée de travail, sur l’emploi des jeunes et des seniors, sur les niveaux de salaires et de charges, les diplômes et les reconversions, la recherche et l’investissement. Ces chiffres, mis en regard les uns des autres, agissent comme un puissant réverbère pour en observer les corrélations.

 

Pourtant, ces chiffres laissent l’essentiel dans l’obscurité. Ils ne révèlent en aucune manière les moteurs de la création d’emploi, c’est-à-dire les mécanismes intimes des entreprises qui en sont à l’origine et qui permettent d’interpréter ces corrélations. Observer des chiffres, même nombreux et bien éclairés, ne suffit pas à les comprendre.

 

Pour commencer, il faut donc établir le classement des créateurs d’emplois qui, rappelons-le, n’existe pas. Ce qui s’en rapproche le plus sont les listes des entreprises qui recrutent. Mais attention ! Recruter ne veut pas dire créer des emplois. Une grande entreprise de fast food, dont les employés sont des étudiants, et qui renouvelle 80% de ses effectifs tous les ans est mécaniquement un gros recruteur, même quand il compte davantage de départs que d’arrivées ! La liste des recruteurs est un trompe-l’oeil.

 

Il est donc nécessaire d’établir le classement des véritables créateurs d’emploi. On peut d’ailleurs se demander pourquoi il n’existe pas encore. En fait, c’est à cause d’une réglementation qui protège le secret des statistiques. Cela peut se comprendre : aucune entreprise ne voudrait que les organismes publics dévoilent les chiffres confidentiels qu’elle ne souhaiterait pas publier elle-même. Imaginez que la Sécu décide de publier vos feuilles de soins !

 

Pour établir ce classement il fallait donc trouver une approche innovante sur la base d’informations publiques. Les nouvelles technologies de curation d’internet, qui se rapprochent du « big data », rendent ceci possible : des moteurs de recherche puissants peuvent aujourd’hui collecter toute l’information disponible sur internet puis la consolider dans une base de données brutes. Cette base est ensuite raffinée par une analyse financière plus traditionnelle et l’interrogation directe des groupes. Le résultat est ainsi suffisamment fiable pour établir le palmarès des 500 premiers véritables créateurs d’emploi en France.

 

Le résultat est surprenant : le CAC 40 n’est représenté que par 8 groupes. Plusieurs jeunes sociétés de services à la personne leur volent la vedette, en particulier O2, placé en tête, A2micile, Orpea ou Vitalliance. On commence aussi à voir émerger des acteurs emblématiques de la révolution numérique comme Amazon, Iliad-Free, Apple, Vente Privée, ShowRoomPrivé, OVH ou Criteo ; des conseils en technologies comme Sopra, Deloitte, Neurones, Altran ou Alten ; ou encore des centres d’appel : Acticall, Armonia, Webhelp ou Sitel.

 

Ce palmarès de 500 entreprises constitue donc un point d’éclairage inédit sur la création d’emplois en France. Espérons qu’il permettra ainsi aux analystes de répondre aux éternelles questions : l’emploi industriel est-il enterré ? Y a-t-il de la création d’emploi en dehors du giron des grands groupes ? Ces grands groupes sont-ils condamnés à se développer exclusivement à l’étranger ? Ou encore La France est-elle à la traîne de la transition numérique ? Il permettra ainsi d’orienter plus utilement les décideurs et de préparer plus efficacement l’action publique, pour que la France retrouve enfin … les clés de l’emploi.

 

Vincent Lorphelin, Détecter les véritables créateurs d'emplois en France, une vidéo Xerfi Canal TV


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