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Baisses de prix : la contagion déflationniste en France

Publié le jeudi 5 juin 2014 . 3 min. 42

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Xerfi Canal présente l'analyse d'Alexandre Mirlicourtois, directeur de la conjoncture et de la prévision de Xerfi

La France est-elle en déflation ? Au sens propre du terme non. Non, car la déflation se définit comme une baisse générale et auto-entretenue du niveau des prix. C'est une inflation négative. De ce point de vue, la France n'est donc pas en déflation car les prix continuent d'augmenter même si c'est au ralenti. Quant à l'inflation sous-jacente, qui intègre les seuls composants permanents de l'inflation, elle reste, elle aussi en territoire positif avec +0,5% en avril. Mais les prix à la consommation ne sont que la partie émergée de la formation des prix. Les déflateurs de valeur ajoutée des branches d'activité ne racontent pas la même histoire. Car si l'inflation reflète l'évolution du prix des biens consommés sur le territoire, y compris la marge des distributeurs, le déflateur rend compte, lui, de l'évolution du prix de tous les biens et services produits, j'insiste sur PRODUIT, sur le territoire. Et c'est une différence de taille. Dans l'industrie manufacturière, par exemple, on comprend mieux alors les tensions sur les entreprises. Le déflateur est dans le rouge, comme au plus fort de la récession de 2008-2009. Alors oui, les volumes remontent et la croissance revient mais à pas comptés et à prix écrasés. Et si le déflateur de la valeur ajoutée industrielle baisse c'est 1- Parce que l'industrie doit ajuster ses prix sur ceux des concurrents étrangers qui ont des prix plus bas. 2- Parce que le prix auquel les entreprises rémunèrent le travail et le capital diminue. C'est le cas de la plupart des activités intermédiaires comme la fabrication de caoutchouc, de plastique, de produits métalliques, la filière bois-papier, la chimie. Rassemblées dans un vaste ensemble repris dans la catégorie « autre », ces branches représentent près de 55% de la valeur ajoutée manufacturière. Et pour ces branches c'est la quasi-déflation depuis 2012. Une situation étouffante qui pousse aussi les industriels à faire pression sur leurs fournisseurs de l'amont et de l'aval, dans les services. Et ce n'est pas un hasard si la dynamique des prix dans les services aux entreprises est complètement brisée, avec un déflateur désormais tout proche du rouge. Et le mouvement est encore plus prononcé dans la branche « information-communication » qui regroupe entre autres les services informatiques et les télécommunications. La déflation s'y est installée de façon durable depuis 4 ans maintenant et on comprend mieux ainsi les déboires de certains opérateurs. Et c'est maintenant au tour des professions tournées vers le consommateur d'être engluées dans ce mouvement comme le montre la trajectoire du commerce, retombée dans le rouge en début d'année. De proche en proche, c'est bien tout le tissu économique qui est contaminé. Pour les branches manufacturières, les services marchands hors finance, la construction, le commerce, l'hébergement-restauration - c'est-à-dire le c?ur de la sphère marchande ?le déflateur, repassé dans le rouge en début d'année, atteint la cote d'alerte. Un phénomène très dangereux pour une économie, car contagieux, qui peut provoquer ou accentuer une récession et dont il est très difficile de sortir.

Alexandre Mirlicourtois, Baisses de prix : la contagion déflationniste en France, une vidéo Xerfi Canal   


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