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11/04/201604:42

Xerfi Canal TV présente l'analyse d'Alexandre Mirlicourtois, directeur de la conjoncture et de la prévision de Xerfi

 

C’est une météo un peu particulière que je vais présenter, celle des secteurs phares de la croissance française en mettant l’éclairage sur cinq d’entre eux, tous industriels, qui par leurs rôles d’entrainement participent à la bonne ou mauvaise marche des affaires. Bien sûr, l’automobile en fait partie. Et l’automobile française vit aujourd’hui un nouveau printemps.La production de voitures particulières a bondi de près de 8%, l’année dernière, sa meilleure performance depuis 14 ans. Et cette remontée va se consolider grâce à la poursuite de la reprise des immatriculations en France et en Europe. D’ailleurs, les perspectives de production des constructeurs sont bonnes et permettent d’espérer encore au moins 6% de croissance cette année. Les retombées des mesures des plans de compétitivité signés en 2013, les importants investissements effectués depuis, les partenariats de Renault avec des constructeurs étrangers comme Fiat ou Opel pour monter certains de leurs modèles dans son usine de Sandouville, le lancement de la production de la Nissan Micra à Flins participent à ce renouveau même s’il ne faut pas perdre de vue que le niveau de la production a quasiment été divisé par deux depuis le début des années 2000 et reste très loin de son record de 1989. Mais la dynamique est enfin bonne.

 

Deuxième secteur incontournable, l’aéronautique. Tout le monde le sait, c’est un point fort de l’économie française. Pourtant, après avoir stagné en 2014, la production a reculé de 3% l’année dernière, sa pire performance depuis 2009, mais qui n’a rien à voir avec des carnets de commande qui demeurent à leur zénith : quatre forces ont joué de concert : Il y a d’abord le choix d’Airbus de ne pas augmenter ses cadences de production en 2014 après le boum de 2013 afin de sécuriser sa supply chain. C’est ensuite le choix de concentrer en Allemagne et en Chine l’augmentation de la production d’A320 et de réduire le nombre d’A330 livrés. C’est enfin les difficultés sur le segment des hélicoptères et des jets d'affaires. Ce passage à vide est terminé et le ciel se découvre : notre scénario est celui d’une nouvelle montée en régime de la production dans le sillage de la hausse des livraisons d’A350. L’activité s’élèverait de 4% cette année pour atteindre un niveau record.

 

Autre bastion, important les IAA. On le sait sur la partie alimentaire, les industriels français ont été attaqués de toute part : au Nord (essentiellement par les industriels allemands et néerlandais) et au Sud (espagnols et Italiens). L’évolution du solde extérieur de la branche en porte la marque : il se tasse car les excédents dans les boissons peinent de plus en plus à compenser le déficit chronique de l’alimentaire. Pourtant, même si c’est au ralenti, l’activité progresse à nouveau (DS6): les perspectives personnelles de production ont tendance à s’améliorer, avec des à-coups certes, mais cela fait maintenant près d’un an qu’elles se situent au-dessus de leur moyenne de long terme. En dépit d’une concurrence âpre, la hausse prévue de 1,2% de la production sera suffisante pour effacer l’ancien record de 2011. Et à défaut d’être un secteur phare moteur de la croissance, les IAA conforteront la dynamique d’ensemble.

 

Secteur emblématique du savoir-faire français, les parfums et cosmétiques. La météo est au beau fixe. Selon notre panel, le chiffre d’affaires s’élèvera de 5% cette année et sera à son sommet. Sous la pression de la demande (domestique comme étrangère), les fabricants français réalisent d’importants investissements et la production s’élève. En novembre dernier, Chanel a ainsi annoncé la construction d’un nouveau site de production qui entrera en activité au second trimestre de cette année. Quelques mois plus tôt c’était une nouvelle usine de Guerlain qui ouvrait ses portes. Et c’est le haut de gamme qui tire l’ensemble. Chose remarquable d’ailleurs, le luxe Français, encaisse bien mieux le choc de la dégringolade des émergeants que le luxe italien.

 

Enfin un mot sur l’industrie pharmaceutique. Esquissée en 2015, l’embellie devrait se poursuivre cette année. Après un passage à vide fin 2015, la tendance est à l’amélioration et les industriels sont à nouveau plus optimistes sur leurs perspectives de production malgré de nouvelles baisses de prix des médicaments. Quant aux exportations, leur franche reprise au cours des derniers mois confirme qu'elles restent un solide moteur pour la production en France. Le chiffre d’affaires s’élèverait ainsi de 2% environ cette année. Bien entendu ces 5 secteurs n’offrent qu’une vision partielle de l’activité mais ils témoignent tous d’une accélération de la production manufacturière en France. Une bonne nouvelle pour la croissance.

 

Alexandre Mirlicourtois, Ces secteurs phares qui tirent la croissance française, une vidéo Xerfi Canal TV


Mots clés : IndustrieAutomobileAéronautiqueIAAIndustrie pharmaceutiqueParfums

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