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14/12/201504:15

Xerfi Canal TV présente l'analyse d'Alexandre Mirlicourtois, directeur de la conjoncture et de la prévision de Xerfi

 

A 10,2% au 3ème trimestre, le taux de chômage en France métropolitaine est au plus haut depuis 1997. Ce chiffre a été abondamment commenté, mais toujours sous le même angle, celui de la progression du nombre de chômeurs qui frôle désormais les 3 millions, un chiffre en hausse de 75 000 personnes sur le trimestre précédent. Il manque pourtant un élément fondamental à l’analyse : l’évolution de la population active. Car le chômage n’est rien d’autre qu’un résidu entre la population active et l’emploi. Population active que l’on retrouve une seconde fois au dénominateur du taux de chômage. Population active qui, de fait, constitue de loin la première source de volatilité du ratio. Or cette variable décisive est systématiquement passée sous silence… c’est ce que j’appelle l’angle mort du commentaire du taux de chômage !

 

Pour bien comprendre la mécanique à l’œuvre il faut partir de tout en haut, c'est-à-dire de la répartition de la population française. Une population qui se scinde en deux catégories bien distinctes. D’abord celle des actifs, c'est-à-dire les personnes en âge de travailler (par convention les 15 - 64 ans) qui occupent soit un emploi ou sont activement à la recherche d’un emploi (autrement dit la population au chômage, les candidats sincères à l’embauche). Il y a ensuite les inactifs, naturellement tous ceux qui sont en dehors de la borne des 15 – 64 ans, ainsi que les étudiants non-salariés, les chômeurs en formation, les chômeurs découragés, les personnes en congé de longue maladie, et bien entendu les hommes et femmes au foyer. Et contrairement à ce que l’on croit, la population active est une variable qui bouge, qui bouge même beaucoup et par à coups. D’autant qu’il s’agit d’une enquête par sondage, comportant un aléa non négligeable. Son interprétation est donc complexe. Pour schématiser, plusieurs forces sont capables de la faire dévier. D’abord des forces structurelles mais non nécessairement stables : 1/ les flux démographiques liés aux variations des soldes naturels et migratoires. 2/ Les modifications de la législation avec notamment les changements de l’âge du départ à la retraite. Depuis 2010 la réforme des retraites joue à la hausse. Et enfin, les effets sociologiques : la féminisation de l’emploi dans les années 60-70… et aujourd’hui, les modalités d’insertion des étudiants sur le marché du travail qui sortent le plus souvent du viseur de la statistique. Et puis il y a la très forte volatilité infra-annuelle qui résulte de ce que l’on appelle une recherche active d’emploi : avoir recherché un emploi durant la semaine précédant l’enquête… est par nature très fluctuant en fonction de la façon dont les chômeurs perçoivent leurs chances d’insertion.

 

Toutefois, si le chiffre de 10,2% est commenté tout comme celui des 75 000 chômeurs supplémentaires entre le T3 et T2, alors il faut aussi mettre en parallèle le gonflement de la population active : 173 000 actifs en plus et la différence entre les deux, c'est-à-dire l’emploi qui est en hausse de près de 100 000. Un mot, pour prendre la mesure de la contribution de la population active à la variation du taux de chômage au trimestre dernier : si la population active était restée inchangée, le chômage aurait diminué de 98 000 et son taux aurait baissé de 0,3 point pour s’établir à 9,7 % ! Et depuis le début du quinquennat, si le taux de chômage est monté de 0,9 point recouvrant une hausse du nombre de chômeurs de près de 300 000, dans le même temps, la population active s’est enrichie de 371 000 personnes supplémentaires. C’est donc une erreur de diagnostic d’affirmer que l’on a détruit des emplois sur la période. Le bon diagnostic c’est que l’on en créé pas assez pour absorber la croissance de notre population active qui est l’une des plus dynamiques d’Europe.


 

Alexandre Mirlicourtois, Que sait-on de la population active, cet angle mort du chômage ?, une vidéo Xerfi Canal TV


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Mots clés : EconomieEmploi, salaires, travail ChômageDémographiePopulation activeEmploiMarché du travail

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