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De l'acquis de croissance au PIB de la France

Publié le jeudi 9 juillet 2015 . 3 min. 47

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Xerfi Canal TV présente l'analyse d'Alexandre Mirlicourtois, directeur de la conjoncture et de la prévision de Xerfi

 

Le PIB a gagné 0,6% au 1er trimestre. Imaginons maintenant que cette performance se répète tout au long de l’année. Pourquoi pas ? Cette accumulation de 0,6% conduirait mécaniquement l’économie française vers un solide 2,5% de croissance en 2015, soit sa meilleure performance depuis 2006. Et pourtant à Xerfi, nous misons sur 1,3% au mieux. Une nouvelle récession nous guette-t-elle?  Et bien non, pas du tout. Pour comprendre ce chiffre de 1,3% un détour par la statistique s’impose, tout en gardant bien à l’esprit que quand on parle de moyenne annuelle, le passé influence le futur et peut donner une image faussée de la dynamique conjoncturelle. Je vais prendre l’exemple d’une économie fictive.  Une économie mal en point qui a enchaîné 4 trimestres successifs de baisse de son PIB pour passer de 100 en début d’année à 80 au 4ème trimestre 2014. La moyenne sur l’ensemble de 2014 est de 90. Changement de décor en 2015. Le PIB progresse chaque trimestre, ici dans cet exemple de 3,5%. La moyenne ressort à 87, c’est à dire 3,3% en dessous de son niveau de 2014. En moyenne, le PIB recule pourtant, la situation économique ne cesse de s’améliorer. C’est pour cela qu’il faut calculer l’acquis de croissance pour affiner le diagnostic et délimiter le champ des possibles. Un acquis de croissance simple à calculer. Il suffit de bloquer le compteur de la croissance à zéro. Plaçons-nous maintenant dans la peau d’un conjoncturiste début 2015. Il fige le niveau du PIB à 80, sa dernière valeur connue de l’année. L’écart avec la moyenne de 2014 est de -11,1%. C’est cela l’acquis. Autant dire que notre économie fictive part avec un sérieux handicap et qu’il serait très audacieux de prévoir autre chose qu’un résultat négatif. En revanche, pour 2016 l’économie sera sur de bons rails avec un acquis positif, laissant espérer une moyenne annuelle plus élevée que celle de 2015.

 

Revenons à la France maintenant. On le sait, 2014 a été une année poussive. La croissance sur l’année a été faible avec un profil sans relief, si bien qu’en fin d’année, l’acquis de croissance est famélique : +0,1% seulement. Le premier trimestre est bon, la croissance s’accélère à +0,6%, je l’ai déjà dit et l’acquis passe à 0,8%. Imaginons alors un instant que la croissance demeure sur cette tendance durant les trois trimestres qui suivent. Cette hypothèse est déjà optimiste et même excessivement optimiste. Car même si les chiffres du 2ème trimestre ne sont pas encore sortis, on peut déjà dire que l’économie française a subi un petit coup de mou. Dans l’industrie comme dans les services, en dépit du contexte très favorable de l’alignement des astres qui ne se dément pas depuis près de 7 mois, les enquêtes de conjoncture sur le ressenti des entreprises ne témoigne ni d’une accélération, ni d’une franche diffusion de la reprise. Imaginons donc un instant ce scénario hors de portée, où le PIB s’installe durablement sur une tendance de 0,6% de croissance trimestrielle. Et bien même dans ces conditions, la moyenne de 2015 ne surplomberait que de 1,7% la moyenne de 2014. Loi fatale de l’acquis de croissance ! Alors notre 1,3% de prévision de croissance peut vous sembler modéré. Il n’en reste pas moins qu’il suppose un rythme trimestriel de reprise proche de 0,5%, ce qui est déjà pas mal, vous en conviendrait, pour une économie dont tous les moteurs sont loin d’être tous allumés.

 

Alexandre Mirlicourtois, De l'acquis de croissance au PIB de la France, une vidéo Xerfi Canal TV


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