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Dur dur pour le commerce en dur

Publié le mercredi 17 octobre 2012 . 2 min. 43

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Xerfi Canal présente l'analyse d'Alexandre Mirlicourtois, directeur des études de Xerfi

C’est certain, la crise pénalise la fréquentation des magasins. Ce qui explique en partie les déboires actuels du commerce. Mais en partie seulement. Le recul de 0,1% de la consommation en volume au 2ème trimestre ne suffit pas à justifier l’affaissement du climat des affaires dans le commerce. La confiance des distributeurs plonge nettement en dessous de sa tendance de longue période, fixée à 100 par construction. Seulement, l’indicateur revient presque à son niveau plancher atteint au plus profond de la récession. Et aucune amélioration n’est en vue.  C’est bien ce que montre la chute des intentions de commandes en septembre : à moins 23, c’est son plus bas niveau depuis janvier 2010. Sans aucun doute, la crise d’aujourd’hui n’a rien à voir avec les précédentes. Alors pourquoi ? Tout simplement parce que cette fois-ci le choc conjoncturel se conjugue avec une mutation structurelle de la distribution. Je veux bien sûr parler de l’essor du e-commerce. Un essor qui ne se dément pas avec un rythme de croissance resté proche de 20% au 1er semestre 2012, malgré la panne générale de la consommation. Et les quelque 44% de hausse par an enregistrés par le passé ont permis de propulser les ventes en ligne à près de 45 milliards d’euros. Un succès du commerce électronique qui, dans un monde sans croissance, se fait au détriment du commerce traditionnel. Un accès de faiblesse qui est forcément lourd de conséquences d’abord pour le petit commerce de proximité. Etre compétitif sur internet n'est pas à la portée du premier petit magasin venu, qui ne compte que quelques employés seulement. Impossible pour lui de recruter les compétences nécessaires au bon fonctionnement d’un site marchand. Si la grande distribution est mieux armée, elle ne sera pas non plus totalement épargnée. C’est ce que montrent les déboires actuels de Carrefour mais aussi la volonté de PPR de sortir de la distribution. Une sortie amorcée en France avec la vente du Printemps en 2006, puis celle de Conforama en 2011. Sans oublier bien sûr les prochaines sessions de la FNAC et de la Redoute. L’annonce de la liquidation judiciaire de Surcouf est un autre signe qui ne trompe pas. La concurrence du e-commerce s’ajoute à la panne du pouvoir d’achat pour provoquer des ravages dans le commerce traditionnel, le commerce en dur. 2012 aura été une année poussive pour les commerçants avec un chiffre d’affaires en progression d’à peine plus de 1% soit un rythme divisé par 2 par rapport à 2011. Et 2013 s’annonce dur-dur pour le commerce en dur avec une croissance à l’arrêt complet.

Alexandre Mirlicourtois, Dur dur pour le commerce en dur, une vidéo Xerfi Canal


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