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Enfin la reprise en zone euro, mais que de sacrifices inutiles !

Publié le lundi 13 juin 2016 . 3 min. 26

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Xerfi Canal TV présente l'analyse d'Alexandre Mirlicourtois, directeur de la conjoncture et de la prévision de Xerfi

 

L’Europe va mieux, la zone euro va beaucoup mieux. En hausse de 0,6% au 1er trimestre, la croissance a surpris par sa vigueur. Mieux, en s’appuyant uniquement sur des ressorts internes (consommation des ménages, dépenses publiques et investissements), elle parait solide et capable de faire face à tous les vents contraires venus du grand large. Cela donne aux tenants de la logique européenne allemande punitive et disciplinaire, ce que certains appellent pudiquement l’ordo-libéralisme, un vrai motif de satisfaction. C’est grâce à leur remède de cheval qu’enfin la zone euro y arrive même si… même si, trop dosé, le remède a bien failli tuer le cheval.

 

Il est donc possible et même indispensable d’avoir une autre grille d’analyse et de conclure : que de sacrifices inutiles. Il faut d’abord avoir une lecture un peu historique des chiffres : le PIB de la zone euro vient juste de restaurer son niveau du 1er trimestre 2008. En d’autres termes, la zone euro a produit à peine plus de richesse au 1er trimestre 2016 qu’au 1er trimestre 2008. Quelle performance, 8 ans de perdu ! Surtout, rapporté à la population, les compteurs ne sont toujours pas remis à zéro. Le PIB par habitant, une mesure approximative du revenu par tête, n’avait toujours pas restauré son niveau d’avant crise en 2015 en d’autres termes la population s’est appauvrie sur la période. Aux Etats-Unis, l’évolution du PIB par tête est et synchrone avec celle de la zone euro jusqu’en 2011 mais alors que l’Euroland replonge, les USA poursuivent leur redressement. Plus proche de nous, au Royaume-Uni, le décrochage a été plus violent mais l’indicateur remonte à partir de 2010 restaure son niveau d’avant crise en 2014 et poursuit sur sa lancée. Même le Japon, fait mieux et a retrouvé son niveau d’avant crise dès 2013.

 

Alors pourquoi eux et pas nous ? A y regarder de plus près, la rupture intervient en 2011. C’est-à-dire précisément au moment où les politiques économiques vont diverger. Au plus près de la crise, tous les gouvernements ont d’abord répondu par le même type de mesures de soutien à la demande. Dans la zone euro, tous les pays à l’unisson prennent des libertés avec le pacte de stabilité et de croissance. La demande publique progresse et parfois de de façon spectaculaire : + 12% en Espagne entre 2007 et 2010, mais aussi en Allemagne (+7,9%). L’impulsion est en revanche moins forte en France et relativement faible en Italie dont les marges de manœuvre budgétaires sont réduites en raison d’un taux d’endettement déjà important, supérieur à 100%. En moyenne au sein de la zone euro elles sont en hausse de 5,7%. Les ménages et les entreprises sont également épaulés dans leurs dépenses grâce à l’allégement de leur barque fiscale. Revers de la médaille, les déficits publics explosent.

 

C’est à ce moment-là qu’une rupture intervient et que les trajectoires divergent entre la zone euro et les autres. Avec la crise des dettes souveraines, la politique économique européenne sous commandement allemand devient rigoriste. Coupes budgétaires, matraquage fiscal, la consommation des ménages sombrent, l’investissement des entreprises chutent, la croissance se dérobe alors que pour les Etats-Unis, le Royaume-Uni, le Japon le refus de l’austérité a été payant. Enfin débarrasser du carcan de l’austérité, le redressement de la zone euro prend aujourd’hui appui sur tous les moteurs internes et parait solide mais que de temps perdu.

 

Alexandre Mirlicourtois, La reprise économique s'accélère : tout converge, une vidéo Xerfi Canal TV

 


Mots clés :

Europe / Zone euro

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