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16/07/201504:23

Xerfi Canal TV présente l'analyse d'Alexandre Mirlicourtois, directeur de la conjoncture et de la prévision de Xerfi

 

C’est un petit vent frais qui nous vient des entreprises : rebond spectaculaire des marges, résultat d’exploitation en hausse d’après les industriels interrogés par l’INSEE et, pour couronner le tout, défaillances en recul au 2ème trimestre selon Altares. Pourtant quelque chose ne cadre pas. L’activité est hésitante, l’investissement est décevant et les embauches se font au compte gouttes. Pour remettre de la cohérence dans cet ensemble, il faut revenir sur chacun des éléments et compléter la liste par d’autres indicateurs plus proches de la gestion au quotidien des entreprises. L’amélioration des marges d’abord. Le taux de marge remonte vraiment. On pourrait dire enfin ! : à 31,1% il s’écarte un peu plus de son plancher pour gagner 1,3 point par rapport à fin 2014. Mais le diable se cache dans les détails, soit ici dans la clé de répartition de cette amélioration. Cette amélioration doit beaucoup en effet à la montée en puissance du CICE (+0,7 point). L’entrée en vigueur du 1er volet du pacte de responsabilité, qui apporte une réduction supplémentaire des cotisations patronales, rapporte lui 0,3 point supplémentaire et la baisse du pétrole 0,5. Cela fait en tout 1,5 point auquel il faut retrancher 0,2 point lié à la hausse plus rapide des salaires que de la productivité. Cette amélioration ne repose donc pas les fondamentaux de l’activité et de la productivité mais pour les deux tiers sur des facteurs discrétionnaires et permanent de politique économique et pour un tiers sur des éléments circonstanciels et réversibles. Second indicateur, l’amélioration des résultats d’exploitation dans l’industrie. Au premier semestre 2015, les industriels sont plus nombreux qu’au semestre précédent à juger que leurs résultats d’exploitation est satisfaisant et le solde d’opinion se situe au-dessus de sa moyenne de longue période. Mais là aussi beaucoup d’éléments circonstanciels : baisse des coûts d’approvisionnement et des frais financiers. Quant aux chiffres des défaillances, les grèves à répétition dans les tribunaux de commerce les rendent très difficiles à interpréter au mois le mois.

 

Une seule certitude comme l’indique Xerfi-Risk, notre indicateur de risque de défaillances, la sinistralité reflue très lentement à partir d’un niveau très élevé et campe dans la zone de risque élevée. Quels autres indicateurs suivre alors. Ma préférence va à la trésorerie des entreprises, un bon révélateur de leur état de santé car sans cash pas de survie. Et là le diagnostic change. Il y a d’abord l’enquête de Coe Rexecode-AFTE sur la trésorerie des grands groupes et des ETI : l’orientation n’est pas la bonne. Mais le plus alarmant, c’est que cet indicateur est généralement en avance de quelques mois sur l’évolution de la conjoncture comme en 2008 ou lors des rechutes successives après la reprise avortée de 2010-2011. Cette enquête est au diapason de celle menée par l’INSEE auprès des industriels. Les résultats d’exploitation sont peut être en hausse, mais la trésorerie reste tendue et le solde d’opinion est légèrement en dessous de sa moyenne de long terme. On le sait, la trésorerie peut se faire siphonner par le gonflement du BFR, proportionnellement lié au chiffre d’affaires. Mais ce n’est pas le cas comme le montre le climat des affaires en France qui reste figé depuis deux mois maintenant. Non, si la trésorerie se tend c’est parce que les délais de paiement s’allongent, d’après l’enquête de Coe Rexecode-AFTE Or, l’allongement des délais de paiement, est la cause principale des dépôts de bilan. Loin d’être réconfortantes les données en provenance des entreprises montrent que rien n’est gagné et que nous sommes sur le fil du rasoir. Bref, la reprise reste fragile.

 

Alexandre Mirlicourtois, Entreprises : embellie de façade et ratés inquiétants, une vidéo Xerfi Canal TV


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Mots clés : DéfaillancesMargesEntrepriseTrésorerieDélais de paiement

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