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ACCUEIL ECONOMIE Décryptage éco Exports : l’euro, trop fort...
https://player.vimeo.com/video/122912477?autoplay=1 Alexandre-Mirlicourtois-Exports-l-euro-trop-fort-pour-la-France-2113.jpg
16/01/201403:33
Xerfi Canal présente l'analyse d'Alexandre Mirlicourtois, directeur de la conjoncture et de la prévision de Xerfi

La situation du commerce extérieur est préoccupante. Selon les dernières données disponibles, les exportations ont chuté de plus de 750 millions d'euros en novembre. C'est le plus mauvais résultat de l'année 2013. Ce qui nous ramène au niveau de septembre 2011. Mais le plus inquiétant n'est pas là. Non, le plus inquiétant, c'est l'orientation prise depuis plusieurs mois maintenant. Comme le montre la tendance sur 3 mois, le point de novembre s'inscrit dans un mouvement plus long d'érosion des exportations hexagonales commencé à l'été 2012 après une brève amélioration au printemps 2013. C'est d'autant plus décevant que ce nouveau recul s'établit dans un environnement de croissance et de demande internationale en progrès : stabilisation et début de rebond des économies du sud de l'Europe, consolidation de la demande intérieure allemande, confirmation de la reprise américaine et redécollage de l'économie nippone. Cette tendance à la baisse de nos exportations combine des effets volume et prix, particulièrement marqués sur les marchés extra-européens depuis mai, sur fond de remontée de l'euro, l'euro qui a gagné 6% face au dollar entre mars et décembre dernier. Mais on aurait tort de limiter l'analyse au seul dollar. La guerre monétaire est générale et toutes les économies utilisent l'arme du change pour pousser leurs exportations et stimuler leur tissu industriel. Pour bien mesurer cette perte de compétitivité-change de la France, il faut analyser le taux de change réel effectif, un indicateur qui intègre à la fois la structure des échanges et l'évolution des prix : un indicateur qui ne trompe pas sur le poids actuel de l'euro. Un indicateur qui s'est apprécié de 2% entre mars et décembre dernier. Pour un pays comme la France, où les exportations sont très sensibles à l'effet devise, la conséquence est double. D'abord, pour éviter d'être totalement hors concours sur les marchés extérieurs, nombre d'entreprises doivent comprimer leurs prix et jouent sur leurs marges : alors que l'étau semblait se desserrer, une nouvelle dégradation se dessine au 3ème trimestre 2013 avec un taux de marge au plus bas depuis le 4ème trimestre 1985 ! Autrement dit, même pour les entreprises qui résistent, la rentabilité à l'exportation s'est fortement dégradée. Seconde conséquence, malgré tout ces efforts, difficile en dehors de la zone euro de contenir les assauts des producteurs du grand large : le poids des exportations françaises dans le total des exportations extra-européennes de l'UE recule à nouveau après une phase de stabilisation en 2012. Les positions sont en revanche stables sur les marchés intra-européens. Autrement dit, les exportateurs français sont particulièrement vulnérables à la hausse de l'euro. Et c'est bien ce qui pose problème alors que la croissance française sera à la remorque du reste du monde en 2014.

Alexandre Mirlicourtois, Exports : l'euro, trop fort pour la France, une vidéo Xerfi Canal


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Mots clés : Prévision et conjoncture

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