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ACCUEIL ECONOMIE Décryptage éco France, la reprise à...
https://player.vimeo.com/video/122383459?autoplay=1 Alexandre-Mirlicourtois-France-la-reprise-a-tatons-1723.jpg
02/07/201303:04
Xerfi Canal présente l'analyse d'Alexandre Mirlicourtois, directeur de la conjoncture et de la prévision de Xerfi

Le scénario d'une reprise passe inévitablement par l'industrie, seule capable de se brancher sur la demande mondiale. Le rebond de 2,6% de la production, en avril, assure d'ailleurs d'ores et déjà un second trimestre positif. Autrement dit, même si la production fait du surplace en mai et en juin, la croissance trimestrielle sera de 2,4%, soit l'une des meilleures performances de ces 3 dernières années. Une hausse qui ne serait d'ailleurs pas un simple feu de paille comme l'indique la bonne orientation des perspectives personnelles de production. Mais attention, ce rebond n'est pas le premier pas d'une ré-industrialisation. Non. L'accélération actuelle en France tient à deux facteurs extérieurs : un sursaut de l'industrie allemande, après son passage à vide de la fin 2012 et une dynamique mondiale qui bénéficie davantage aux pays développés, et donc aux champions multinationaux français implantés dans ces zones. Et le climat des affaires en Allemagne, mesuré par l'Ifo manufacturier (l'équivalent de notre climat des affaires) comme aux Etats-Unis, montre que cette embellie devrait durer. Pour faire bref, le flux de commandes venu des pays développés devrait se poursuivre. Cette amorce de la reprise déboucherait assez vite sur une accélération plus franche de la production française. Comme les entreprises ont sous-investi et déstocké 6 années durant pour soulager leur trésorerie, se désendetter, et réduire leur capacité de production, elles se retrouvent aujourd'hui sans réserve et avec un outil de productif obsolète. En clair, on pourrait bien voir émerger un nouveau cycle de stockage et d'investissement ces prochains mois, d'autant plus que le CICE réduit le coût du travail. Par effet de diffusion, les services aux entreprises sortiraient la tête de l'eau. Les prémisses se font déjà sentir dans l'intérim, dont l'industrie est une grande consommatrice. Les quelques 13 400 créations nettes d'emplois recensées au 1er trimestre, sont une première depuis le 2ème trimestre 2011. Et une fois n'est pas coutume, l'environnement budgétaire ne devrait pas aller à contre-courant de la reprise. Bruxelles a accordé un délai de deux ans à la France pour ramener son déficit public à 3% du PIB. ET les marchés financiers n'ont même pas bronché ! Alors bien sûr, cette reprise tirée par l'industrie, n'est pas sans problème. Car une reprise qui repose sur les exportations et des gains de productivité, certes indispensables, c'est une reprise pauvre en emplois, faible en revenus. Et dans un contexte de ralentissement de la consommation, la reprise ne peut être que timide. En conséquence, avec la récession en cours qui déboucherait sur un acquis de croissance de -0,4% à fin juin, on ne pourra qu'éviter d'empirer les choses au second semestre et nous devrions bien finir l'année à ce fameux - 0,4%.

Alexandre Mirlicourtois, France, la reprise à tâtons, une vidéo Xerfi Canal


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Mots clés : Prévision et conjoncture

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