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ACCUEIL ECONOMIE Décryptage éco Immigration : on raconte...
https://player.vimeo.com/video/160250630?autoplay=1 Alexandre-Mirlicourtois-Immigration-on-raconte-n-importe-quoi--4758.jpg
28/03/201604:28

Xerfi Canal TV présente l'analyse d'Alexandre Mirlicourtois, directeur de la conjoncture et de la prévision de Xerfi

 

L’immigration concentre beaucoup d’idées reçues, c’est pourquoi voilà cinq séries de chiffres clés pour cadrer le phénomène migratoire et dissiper quelques malentendus. Mais avant, mettons-nous d’accord sur les termes. Selon la définition officielle, un immigré est une personne née étrangère à l’étranger et résidant en France. La qualité d’immigré est donc permanente. Autrement dit, un individu reste immigré toute sa vie même s’il devient français, c’est la grande différence avec le statut d’étranger. Premier chiffre combien ! : début 2014, la France comptait, selon l’Insee, 5 millions 868 mille immigrés. Cela représente 8,9% de la population totale. En prenant, la notion plus étroite d’étrangers comme proxy du poids de la population immigrée, cela placerait la France assez bas dans le classement en Europe selon les chiffres d’Eurostat. Deuxième chiffre important, celui du solde migratoire, c’est-à-dire les entrées sur le territoire diminuées des sorties (départ ou décès).

 

D’après l’INSEE, le solde est positif, c’est donc un excédent qui serait, depuis trois ans, d’environ 47 000 individus par an. Relativement stable depuis 2007, ce solde diminue nettement depuis le début des années 2000. Ce chiffre de 47 000 est à confronter à celui de l’excédent naturel (naissance moins décès donc), de 234 000 par an en moyenne ces 3 dernières années. En d’autres termes, l’immigration nette explique aujourd’hui un peu moins de 17% de la croissance de la population française. Fin des années 60 et début des années 70, ce chiffre était légèrement supérieur à 30% en France métropolitaine. Troisième série de statistiques : d’où viennent-ils ? Il faut distinguer les immigrés récemment arrivés en France de ceux plus anciennement installés. Selon la Banque mondiale, les Algériens représentent un peu moins de 20% de la population immigrée. Les Marocains un peu plus de 12% : 1 immigré sur 3, ou presque, vient donc de ces deux pays. Suivent les Portugais, les Tunisiens et les Italiens. La barre des 50% est alors franchie. Les Espagnols, les Turcs, les Allemands, les Belges, le Vietnamiens, complètent le top 10. Les flux réguliers en provenance des anciennes colonies expliquent en partie cette hiérarchie comme les grandes vagues migratoires ouvrières européennes précédentes.

 

Mais aujourd’hui, l’immigration est essentiellement, et de plus en plus, européenne. Entre 2009 et 2012, le nombre d’entrées d’Européens a progressé de 12% par an et explique plus d’une entrée sur 2. Une évolution surtout liée aux entrées massives en provenance du Portugal, d’Espagne et d’Italie. Trois pays particulièrement touchés par la crise économique. L’immigration en provenance d’Afrique progresse, elle, bien plus lentement (1% par an) avec une baisse du contingent Algériens et une hausse des effectifs marocains et encore plus tunisiens. Les entrées en provenance d’Amérique-Océanie grimpent de 4% mais, moins nombreuses, elles impactent moins le bilan total, tout comme la baisse du nombre de ressortissants venus d’Asie. Autres chiffres sur les caractéristiques du migrant moyen… qui est en fait une migrante. 54% des migrants arrivés sur le territoire sont des femmes qui migrent de plus en plus pour trouver un emploi en adéquation avec leur diplôme ou pour poursuivre leurs études. C’est un autre fait, 63% des nouveaux migrants ont au moins l’équivalent du Bac ou plus. Ce n’est finalement pas surprenant, car ce sont généralement les moins défavorisés et parfois les plus nantis des communautés qui émigrent.

 

Enfin, l’âge moyen d’un migrant est de 28 ans. Nous sommes loin de l’image d’Epinal de l’immigré. Quant au taux de fécondité, selon la dernière statistique de 2008 il est de 2,8 enfants par femme immigrée contre 1,9 pour l’ensemble des femmes résidentes en France. Comme les immigrées ne représentent que 10% des femmes en âge d’avoir des enfants, le taux de fécondité total n’est impacté que de 0,1 point. Non, l’immigration n’est ni massive, ni sous-diplômée, ni la première source d’accroissement naturel de notre population.

 

Alexandre Mirlicourtois, Immigration : on raconte n'importe quoi !, une vidéo Xerfi Canal TV


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Mots clés : Emploi, salaires, travail ImmigréImmigrationEtrangerMigrant

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