Connexion
Accédez à votre espace personnel
Recevez nos dernières vidéos et actualités quotidiennementInscrivez-vous à notre newsletter
ÉCONOMIE
Décryptages éco Intelligence économique Intelligence sectorielle Libre-propos Parole d'auteur Graphiques Notes de lecture
STRATÉGIE & MANAGEMENT
Comprendre Stratégies & Management A propos du management Parole d'auteur Notes de lecture
IQSOG
RUBRIQUES
Économie généraleFranceEurope, zone euroÉconomie mondiale Politique économique Emplois, travail, salairesConsommation, ménagesMatières premières Finance Géostratégie, géopolitique ComprendreManagement et RHStratégieMutation digitaleMarketingEntreprisesFinanceJuridiqueRecherche en gestionEnseignement, formation
NEWSLETTERS
QUI SOMMES-NOUS ?


Immobilier : l'ancien contre le neuf

Publié le jeudi 13 novembre 2014 . 4 min. 08

Voir plus tard
Partager
Imprimer

Xerfi Canal présente l'analyse d'Alexandre Mirlicourtois, directeur de la conjoncture et de la prévision de Xerfi

 

Nombre de transactions encore élevé pour l’ancien. Effondrement des ventes pour le neuf. Si les deux marchés de l’immobilier font partie du même univers, ils ne font pas vraiment partie du même monde. Dans l’ancien, les mutations se sont stabilisées à 732 000 en août dernier en cumul sur 12 mois. C’est au-dessus de la moyenne de longue période calculée depuis 1992, date du début de la série, et en repli de 10% seulement par rapport à la période faste de 2002-2007. En revanche dans le neuf, le marché s’est enfoncé dans une crise profonde. La construction, dans son ensemble, est dans le rouge avec un effet loupe dès que l’analyse se resserre à la seule promotion immobilière : les ventes se rapprochent ainsi du plancher des 85 000 unités, soit sous leur moyenne calculée depuis 1996. Elles perdent 25% par rapport à leur dernier point haut et 36% par rapport à leur pic historique. La violence du choc est donc extrême. Seul point de convergence, a priori, entre les deux marchés : les prix. Ballotés dans l’ancien, ils sont sous pression dans le neuf. Dans l’ancien d’abord. En baisse de 1,3% au 2ème trimestre par rapport à la même période de 2013, ils ont cédé 4,5% par rapport à leur pic historique du 3ème trimestre 2011. Mais sur plus longue période, la hausse reste très conséquente, +109% depuis 2000. Dans le neuf, le prix des maisons campe autour de 250 000 € environ depuis mi 2008. Et comme dans l’ancien, la hausse est très impressionnante depuis 2000 (+62%). Le mouvement est identique, ou presque, pour les appartements avec des prix qui plafonnent légèrement sous les 3 900€/m², mais en hausse de 91% sur moyenne période. On retrouve donc les mêmes tendances dans le neuf et l’ancien. A ce détail près, les promoteurs doivent composer avec des coûts de construction en hausse avec le poids des nouvelles normes et des prix du foncier en lévitation : +46% entre 2006 et 2012. Le maintien des prix masque donc une pression phénoménale sur les marges. La fracture entre l’ancien et le nouveau est donc totale. Alors comment expliquer ce marché à deux vitesses ? En fait, il faut revenir aux caractéristiques de chacun. L’ancien, ce n’est rien d’autre qu’un marché de l’occasion donc structurellement moins cher : 2 800 € du mettre carré contre 3 875 pour les appartements neufs, un écart de 38%. Au moment où les budgets sont serrés, cela pèse sur le choix des futurs acquéreurs. Mais si le neuf s’effondre, c’est qu’une bonne partie de sa clientèle a disparu : celle des investisseurs, c'est-à-dire ces Français qui achètent un bien pour le louer. Pour de bonnes ou de mauvaises raisons, le dispositif Duflot est un échec. Au top de son rendement en 2010, le dispositif Scellier a contribué à pousser les ventes à investisseurs à 72 450 unités, soit 63% du total vendu par les promoteurs cette année là. En 2013, le compteur des ventes à investisseurs est resté bloqué à 35 300  unités avec le Duflot, soit 40% du total. C’est une perte sèche supérieure à 37 000 unités. Au rythme actuel, c’est l’équivalent de 5 mois de vente. Alors bien sûr, la donne va changer avec l’assouplissement du dispositif d’investissement locatif (le Pinel). Mais c’est une chose de faire fuir les investisseurs, c’en est une autre de les faire revenir.

 

Alexandre Mirlicourtois, Immobilier : l'ancien contre le neuf, une vidéo Xerfi Canal


x
Cette émission a été ajoutée à votre vidéothèque.
ACCÉDER À MA VIDÉOTHÈQUE
x

CONNEXION

Pour poursuivre votre navigation, nous vous invitons à vous connecter à votre compte Xerfi Canal :
Déjà utilisateur
Adresse e-mail :
Mot de passe :
Rester connecté Mot de passe oublié?
Le couple adresse-mail / mot de passe n'est pas valide  
  CRÉER UN COMPTE
x
Saisissez votre adresse-mail, nous vous enverrons un lien pour définir un nouveau mot de passe.
Adresse e-mail :

STOCKAGE DE VOS DONNÉES

Xerfi Canal utilise et stocke des informations non sensibles (par exemple : adresses IP, données de navigation, identifiants) obtenues par le dépôt de cookies ou technologie équivalente sur votre appareil. L’utilisation de ces données nous permet de mesurer notre audience et de vous proposer des fonctionnalités et des contenus personnalisés.

Les données stockées par Xerfi Canal ne sont en aucun cas partagées avec des partenaires ou revendues à des tiers à des fins publicitaires.

Vous pouvez librement donner, refuser ou retirer à tout moment votre consentement en accédant à notre outil de paramétrage des cookies.

ACCEPTER PERSONNALISER REFUSER

PERSONNALISEZ LE STOCKAGE
DE VOS DONNÉES

Cookies Google AnalyticsCes cookies permettent d’obtenir des statistiques de fréquentation anonymes du site Xerfi Canal afin d’optimiser son ergonomie, sa navigation et ses contenus.

Cookies de personnalisation du parcours de visiteCes cookies nous permettent de vous proposer, en fonction de votre navigation sur le site, des contenus et/ou des offres de produits et services les plus adaptés à vos centres d’intérêt.

Vous pourrez librement et à tout moment modifier votre consentement en accédant à notre outil de paramétrage des cookies.

VALIDER ANNULER