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L’annonce de la rupture par l’Australie du contrat conclu avec la France pour la fourniture de sous-marins, c’est aussi la marque d’une Europe reléguée en 2e division des industries de défense. La simple lecture du classement des 25 plus grands vendeurs d’armes au monde le montre.


Une situation paradoxale pour l’Europe


En tête, les États-Unis sont indétrônables. Le pays place 11 groupes dans ce top mondial et truste les 5 premières places. Avec un chiffre d’affaires généré de plus de 245 milliards de dollars, ces grands groupes représentent près de 60% des ventes d’armes de ce club des 25. Loin derrière, la Chine ne rivalise pas encore, mais monte en puissance et place 7 de ses champions qui détiennent déjà près du quart des parts de marché de ce top 25. L’Europe n’est pas invitée à la table des grands :


5 groupes intègrent ce classement pour à peine 15% du chiffre d’affaires total contre 17% en 2017. Un écart qui ne se retrouve pas dans les dépenses militaires engagées par les différents États. Le budget de défense américain est certes hors-norme avec près de 3 500 milliards de dollars cumulés entre 2016 et 2020, mais l’Europe à 28 avec un peu plus de 1 300 milliards se situe devant la Chine.


La situation est paradoxale. L’Union européenne est une puissance industrielle de premier plan, ses dépenses militaires la placent au 2e rang mondial en valeur absolue et malgré ces atouts, elle est un acteur de second plan. En cause, son éparpillement. Chaque État cherche à conserver chez lui ses capacités industrielles de défense. Compte tenu de l’étroitesse des demandes nationales, difficile de voir émerger des champions européens alors qu’Américains et Chinois bénéficient de la profondeur de leur marché domestique. Et quand de vastes programmes de coopération européenne sont lancés, le principe, dit du « juste retour », qui consiste à obtenir une charge industrielle équivalente à l’investissement que chaque État a consenti, participe aussi au morcellement de l’offre. D’ailleurs seuls 3 grands groupes paneuropéens sont parvenus à émerger :


1. Airbus dans l’aéronautique et le spatial, dont la partie défense a généré un chiffre d’affaires de plus de 10,5 milliards d’euros en 2020 ce qui le place à la 12e place mondiale des groupes d’armement).
2. Il faut aussi évoquer MBDA, l’un des principaux missiliers au monde dont les actionnaires sont français, allemand, italien, et britannique.
3. C’est enfin, le franco-germanique KNDS l’un des grands acteurs dans les chars, les systèmes d’artillerie et les munitions.
Ensemble, ces trois groupes représentent à peine plus de 30% du chiffre d’affaires du leader mondial, l’américain Lockheed Martin.


Les activités des champions nationaux européens se recoupent


Le paysage industriel européen de l’armement s’articule donc le plus souvent autour d’un grand champion national ou d’un noyau dur autour duquel gravite un tissu de PME.


Deux pays se détachent, le Royaume-Uni et la France à la fois par leur offre complète d’armement et la taille de leurs leaders. Emmenés par BAE System, 7e groupe d’armement au monde et premier Européen (dont l’offre s’étend de l’aviation aux sous-marins en passant par les véhicules blindés), les Britanniques placent 7 groupes dans le top 100 mondial pour un chiffre d’affaires global de 34,6 milliards de dollars. C’est plus que la France dont 5 groupes font partie du top 100 pour une activité totale légèrement supérieure à 21 milliards de dollars. Une différence qui s’explique en partie par une plus grande présence française que britannique dans les groupes paneuropéens.


L’Italie détient également des positions fortes dans l’aéronautique notamment grâce au groupe Leonardo, mais aussi dans le naval avec Fincantieri. Deux groupes du top 100 pour un chiffre d’affaires de plus de 13 milliards d’euros. C’est plus de deux fois plus que les 2 leaders allemands Rheinmetall, producteur de véhicules militaires, notamment de blindés et Hensoldt, ancienne filiale d’Airbus, spécialisée dans l’électronique militaire.


Fruit d’une longue tradition militaire, l’industrie de l’armement compte en Suède. Avec plus de 3 milliards de dollars, le groupe Saab intervient aussi bien dans l’aéronautique militaire que les sous-marins et situe loin devant les groupes espagnols Navantia dans le naval et Indra dans l’électronique de défense.


Autant de pays autant de champions nationaux dont les activités se recoupent. C’est symptomatique, l’Europe est le seul continent qui se paie le luxe d’avoir développé trois programmes d’avions de chasse concurrents : l’Eurofighter anglo-germano-italien, le Gripen suédois et le Rafale français. La réalité de l’Europe de l’armement est celle d’incohérences industrielles qui la font reculer dans les classements mondiaux.


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