Connexion
Accédez à votre espace personnel
Recevez nos dernières vidéos et actualités quotidiennementInscrivez-vous à notre newsletter
ÉCONOMIE
Décryptages éco Intelligence économique Intelligence sectorielle Libre-propos Parole d'auteur Graphiques Notes de lecture
STRATÉGIE & MANAGEMENT
Comprendre Stratégies & Management A propos du management Parole d'auteur Notes de lecture
IQSOG
RUBRIQUES
Économie généraleFranceEurope, zone euroÉconomie mondiale Politique économique Emplois, travail, salairesConsommation, ménagesMatières premières Finance Géostratégie, géopolitique ComprendreManagement et RHStratégieMutation digitaleMarketingEntreprisesFinanceJuridiqueRecherche en gestionEnseignement, formation
NEWSLETTERS
QUI SOMMES-NOUS ?


La BCE en retard d’une guerre monétaire

Publié le jeudi 6 mars 2014 . 3 min. 49

Voir plus tard
Partager
Imprimer
Xerfi Canal présente l'analyse d'Alexandre Mirlicourtois, directeur de la conjoncture et de la prévision de Xerfi

Dans l'escalade monétaire où chacun cherche à restaurer ses marchés et à reporter sa déflation sur le dos des autres, l'Europe pourrait bien être le dindon de la farce. Récemment, la Banque d'Angleterre a ainsi mis la sous-utilisation des capacités de production comme critère clé d'orientation de sa politique monétaire. De même dans une économie américaine en pleine accélération, la FED hésite encore à freiner trop brutalement sa politique d'hyper liquidité. Et que voit-on du côté européen ? Un semblant de préoccupation de la BCE pour la déflation qui menace, un espoir de baisse infime du taux directeur. Mais pendant ce temps, elle éponge en silence et depuis plus d'un an les liquidités qu'elle avait émises au pic de la crise. Le contraste avec l'évolution du bilan de la FED est aujourd'hui saisissant et en dit long sur les préoccupations des argentiers européens pour l'économie réelle. BoE anglaise, Fed américaine, mais aussi BoJ japonaise jouent la même partition. Il y a un an le nouveau gouvernement conservateur japonais a décidé d'en finir avec le yen fort. En annonçant son intention de doubler la quantité de monnaie en circulation d'ici la fin 2014, il a lourdement pesé sur le cours du yen. Conséquence, la devise japonaise a dévissé face à l'euro de près de 30% entre septembre 2012 et janvier 2014. Des grandes monnaies internationales, seul l'euro s'accroche encore à l'orthodoxie monétaire. Une orthodoxie qui a un coût. Depuis l'entrée de la Chine dans l'OMC et la création de l'euro, le yuan s'est réévalué de près de 37% par rapport au dollar, et de 7% environ par rapport à la livre. Pour les Anglo-Saxons, ce n'est pas encore assez. Mais que dire de l'évolution de la devise chinoise, vis-à-vis de l'euro : En 12 ans, le yuan s'est dévalué de 11% environ. Cette passivité de la BCE se lit finalement dans l'évolution du taux de change réel effectif, celui qui prend en compte la structure des échanges et de l'inflation : depuis juillet 2012, il a augmenté de 10,2%. Pour les pays du Sud c'est un obstacle de plus à surmonter : tous les sacrifices consentis en matière salariale pour retrouver de la compétitivité se dissolvent dans la hausse du change. Or leur remontée tient en partie à l'embellie des exportations extra-européennes. Mais même pour les industriels allemands la force de l'euro devient peu à peu handicapante. Surtout, que ce sont leurs principaux concurrents sur les marchés internationaux, les Japonais, qui tirent le plus grand profit des évolutions de change. Et ce qui est rare pour les exportateurs allemands, cela les a déjà conduits à serrer leurs prix : C'est le sens qu'il faut donner à l'orientation prise par le déflateur des exportations au cours des derniers mois. Dans ce nouvel épisode de la guerre monétaire qui s'amorce, la stratégie de l'euro fort ne correspond plus autant aux intérêts allemands. C'est une source d'espoir, car une chose est sûre, elle est mortifère pour les pays du Sud comme pour la France.      

Alexandre Mirlicourtois, La BCE en retard d'une guerre monétaire, une vidéo Xerfi Canal


x
Cette émission a été ajoutée à votre vidéothèque.
ACCÉDER À MA VIDÉOTHÈQUE
x

CONNEXION

Pour poursuivre votre navigation, nous vous invitons à vous connecter à votre compte Xerfi Canal :
Déjà utilisateur
Adresse e-mail :
Mot de passe :
Rester connecté Mot de passe oublié?
Le couple adresse-mail / mot de passe n'est pas valide  
  CRÉER UN COMPTE
x
Saisissez votre adresse-mail, nous vous enverrons un lien pour définir un nouveau mot de passe.
Adresse e-mail :

STOCKAGE DE VOS DONNÉES

Xerfi Canal utilise et stocke des informations non sensibles (par exemple : adresses IP, données de navigation, identifiants) obtenues par le dépôt de cookies ou technologie équivalente sur votre appareil. L’utilisation de ces données nous permet de mesurer notre audience et de vous proposer des fonctionnalités et des contenus personnalisés.

Les données stockées par Xerfi Canal ne sont en aucun cas partagées avec des partenaires ou revendues à des tiers à des fins publicitaires.

Vous pouvez librement donner, refuser ou retirer à tout moment votre consentement en accédant à notre outil de paramétrage des cookies.

ACCEPTER PERSONNALISER REFUSER

PERSONNALISEZ LE STOCKAGE
DE VOS DONNÉES

Cookies Google AnalyticsCes cookies permettent d’obtenir des statistiques de fréquentation anonymes du site Xerfi Canal afin d’optimiser son ergonomie, sa navigation et ses contenus.

Cookies de personnalisation du parcours de visiteCes cookies nous permettent de vous proposer, en fonction de votre navigation sur le site, des contenus et/ou des offres de produits et services les plus adaptés à vos centres d’intérêt.

Vous pourrez librement et à tout moment modifier votre consentement en accédant à notre outil de paramétrage des cookies.

VALIDER ANNULER