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La construction neuve en chute libre

Publié le mercredi 3 octobre 2012 . 3 min. 36

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Xerfi Canal présente l'analyse d'Alexandre Mirlicourtois, directeur des études de Xerfi

La construction neuve de logements est à son tour rattrapée par la crise. Pourtant, à force de bons résultats elle donnait jusqu’ici l’impression d’être inébranlable dans une économie chancelante.  Au début de l’été, les mises en chantier avoisinaient encore les 400 000 unités. Ce n’était en réalité qu’un effet d’optique. Car le marché du logement neuf n’évolue pas à contre-courant. Il est simplement en décalage avec le reste de l’économie. Je m’explique. La construction est un processus long. Entre la décision de construire, le temps des négociations bancaires, l’acquisition du foncier, l’obtention du permis de construire et le début des travaux, plusieurs mois, voire plusieurs trimestres, peuvent s’écouler. La construction neuve d’aujourd’hui dépend donc en grande partie de l’environnement économique et financier d’hier. Or jusqu’à la mi-2012, les conditions favorables du 2nd semestre 2011 prévalaient. En matière d’octroi de crédits à l’habitat aux ménages par exemple, les vannes étaient encore grandes ouvertes. D’août 2011 à janvier 2012, près de 67 milliards euros de crédits ont été distribués. De février à juillet 2012, un peu moins de 43. C’est une chute de 36%.

Comme le commerce, la construction neuve de logements doit composer avec des ménages très frileux, plus enclins à épargner qu’à dépenser et encore moins à investir. Et les entrepreneurs ne pourront pas se rattraper sur les autres compartiments du neuf, dégradation de la conjoncture oblige. Comme pour les industriels de la machine-outil, les constructeurs doivent faire face aussi à des entreprises sur la défensive qui reportent sine die, voire annulent, tout investissement. Pour faire bref, les projets d’extension, d’augmentation des capacités de production donc de création de surfaces, sont réduites à la portion congrue. La demande publique, elle, ne pourra pas plus s’exprimer avec des budgets mis à la diète. 

Dans ces conditions, pas étonnant que la confiance des constructeurs s’effrite. L’indicateur de confiance est ainsi passé sous sa moyenne de long terme fixée à 100 par construction. Jugements sur les carnets de commandes, opinions sur le taux d’utilisation des capacités de production, tous les indicateurs vont dans le même sens. Le sens de la poursuite de la dégradation de l’activité. Et le ton est donné par les entrepreneurs eux-mêmes sur leurs perspectives d’activité. Ils sont de plus en plus pessimistes et de moins en moins nombreux à prévoir une hausse de leur activité. Et le profil de la fin de l’année laisse peu de place au doute. Les perspectives sont au plus bas depuis janvier 2010 et très en dessous de leur moyenne de long terme. Pour faire bref, la tendance devrait se confirmer ces prochains mois et rien ne laisse présager une inversion de tendance à court terme.

Selon notre scénario, il est totalement illusoire d’espérer accrocher la barre des 400 000 mises en chantier en 2012 et encore moins en 2013. Certes, le défi de la construction de 500 000 logements a été réaffirmé par le nouveau gouvernement. Le nouveau gouvernement qui mise sur la mobilisation des collectivités locales et la mise à disposition de réserve foncière pour booster le logement social. C’est trop court. C’est une évidence, il faut aussi construire des logements pour les classes moyennes, les cadres, en centre-ville. Des logements qui ne relèvent donc pas du statut HLM. Or, pour conduire une véritable politique du logement, il faut mobiliser tous les acteurs et pas seulement ceux du logement social. Encore faut-il les inciter à investir.

Alexandre Mirlicourtois, La construction neuve en chute libre, une vidéo Xerfi Canal


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