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MAI 68 : quelle était la situation économique ?

Publié le mercredi 18 avril 2018 . 3 min. 28

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Il y a 50 ans, mai 1968. Sur le plan économique la France est alors à l’apogée des « Trente Glorieuses ». La croissance est forte et même supérieure à la majorité des autres économies occidentales : le PIB progresse sur une base annuelle supérieure à 5%, un rythme qui au fil du temps ne cessera de s’abaisser par pallier pour tomber en dessous de 1% lors de la dernière décennie.


Autant dire que nous ne sommes pas du tout aujourd’hui dans la même séquence Boum économique couplé à boum démographique. Sous le double impact de l’afflux des rapatriés et de l’arrivée massive de travailleurs migrants, une arrivée favorisée par les pouvoirs publics et les entreprises pour répondre au besoin de mains d’œuvres d’une économie alors en plein rattrapage, la population française s’accroit de plus de 500 000 personnes par an au début des années 60 : en six ans, le pays compte 3,6 millions de personnes en plus, dont une grande partie de jeunes travailleurs qui participent directement à l’activité.


Le pays s’enrichit et ses habitants aussi, le PIB par habitant mesuré en parité de pouvoir d’achat à prix constant s’envole dans les années 60 et progresse de près de 5% l’an. C’est une période dorée et jamais de telles performances ne seront plus atteintes sur une aussi longue période. Quant au chômage, il est quasiment inexistant. Certes, il progresse mais à 2% environ en 1968, la France est très loin du chômage de masse, un chômage qui concerne alors moins de 500 000 personnes. La création de l’ANPE en 1967 passe alors quasiment inaperçue et ne vise à l’époque qu’à moderniser les services extérieurs du travail et de la main d’œuvre. Il faudra d’ailleurs attendre 1976 pour que les offres d’emplois soient effectivement affichées dans les agences. Les conditions de vie des Français sont également en nette amélioration : en 1954, seulement 10,4% des résidences principales disposent de baignoire ou de douche et à peine plus du quart de WC intérieur. Moins de 15 ans plus tard près de la moitié des résidences sont équipées de baignoire ou de douche et plus d’une sur deux de WC intérieur.


Seule ombre au tableau, et de taille, la société française est très inégalitaire. L’indice de Gini, une mesure des inégalités de revenu, sur une échelle de 0 à 1, est à un niveau élevé, signe que tout le monde ne s’enrichit pas à la même vitesse et que certains se sentent exclus de la prospérité. C’est sur cette base que les évènements de mai 1968 se déclenchent et débouchent sur les accords de Grenelle qui consacrent notamment un relèvement de 35% du Smig (ancêtre du SMIC d’aujourd’hui) et de 10% des salaires en deux étapes, ainsi qu’à une réduction du temps de travail dans le but d’aboutir à la semaine à 40 heures. Dans une économie faiblement ouverte (le commerce extérieur représente alors le quart environ du PIB), l’impact de ce coup de fouet aux rémunérations sur le solde extérieur a été limité. Ce dernier ne vire que légèrement dans le rouge (moins de 1% du PIB) sur une très courte période et dès 1971 les comptes sont à nouveau dans le vert. Surtout, la consommation repart de plus belle et tiendra jusqu’au 1er choc pétrolier, 1er choc pétrolier qui marquera la fin des « Trente Glorieuses ».


C’est peut être paradoxal mais les évènements de 1968 ont permis d’étendre la période dorée de l’après-guerre, une heureuse parenthèse, loin, très loin de la conjoncture actuelle.


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