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Pourquoi les marges des entreprises continuent de baisser

Publié le mardi 14 octobre 2014 . 3 min. 43

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Xerfi Canal présente l'analyse d'Alexandre Mirlicourtois, directeur de la conjoncture et de la prévision de Xerfi

 

C’est la plus grande déception des comptes nationaux du 2ème trimestre : le taux de marge des entreprises ne remonte pas. En étant un peu court-termiste : à 29,3%, le taux de marge cède 0,5 point par rapport au trimestre précédent. Le coup est rude mais on ne fait que revenir aux niveaux de la fin 2013. Sur un an, rien de catastrophique. Prenons maintenant un peu de recul. Et regardons les évolutions sur longue période. Le message change alors totalement de nature. La nouvelle baisse du taux marge le ramène à son plus bas niveau depuis 1985 : un bond en arrière de près de 30 ans. C’est catastrophique. C’était pourtant le 1er acte « pro-business » du gouvernement Hollande : la création du crédit impôt compétitivité emploi (le CICE) pour aider les entreprises à relever leurs marges. L’enchainement semblait alors implacable : 1ère étape : abaisser le cout du travail pour aider les entreprises à reconstituer leurs marges. Des marges pour qu’elles puissent investir, regagner en compétitivité et enclencher sur un nouveau cycle de croissance. Et qui dit croissance dit embauche. CQFD, Là où le bât blesse, c’est que cela ne tourne plus rond dès le 1er enchainement. Alors, à qui la faute ? En partie à des facteurs techniques. La montée en puissance du CICE est très diffuse. Seul ¼ du CICE est tangible dans les comptes trimestriels de l’INSEE, l’essentiel étant encore à l’état de créance fiscale latente pour les entreprises. Mais il faut aller plus loin et faire ressortir trois niveaux de responsabilité. Il y a d’abord celles des gouvernements passés : si le taux de marge est tombé si bas, c’est qu’il est difficile de tourner le dos à 30 années d’une politique qui a constamment favorisé les consommateurs au détriment des producteurs. Deuxième niveau de responsabilité, la majorité actuelle qui a essaimé le dispositif sur les secteurs protégés. Il faut ici rappeler quelques fondamentaux du CICE. 1- Il porte sur la masse salariale brute versée. 2- Une limite a été fixée aux salaires inférieurs à 2,5 fois le SMIC. Le montant du gain dépend donc de deux variables : du poids de la masse salariale et du niveau des salaires. Plus précisément de leur répartition par niveau. Problème, les entreprises à très forte valeur ajoutée, soumises à une très forte concurrence internationale sont généralement au-dessus des 2,5 SMIC et ne bénéficient pas du CICE. Pour elles les pressions déflationnistes venues de l’extérieur forment leur quotidien et pour rester dans la course il faut baisser ses prix et ses marges. Dans les biens d’équipement, une branche particulièrement exposée, le taux de marge s’est ainsi contracté de plus de 1,7 point entre la fin 2013 et le printemps 2014. Le « hic », c’est que dans les secteurs abrités, à forte densité de main d’œuvre comme l’hôtellerie restauration, le commerce ou la construction, les marges ne progressent pas plus. Pourquoi ? Parce que les salaires sont en hausse. Le lien entre salaire, productivité, conjoncture est rompu en France et l’augmentation est la norme. C’est là, le 3ème niveau de responsabilité celui des entreprises et de la médiocrité du dialogue entre partenaires : ceux qui sont déjà dans la place se livrent en priorité à une grande enchère pour se partager le cadeau fiscal  au détriment, le plus souvent, de ceux qui sont hors-jeu. Et c’est là tout le paradoxe. La politique de l’offre se transforme en politique de demande, une politique qui profite d’abord aux salariés en place. Une politique qui ne résout en rien le problème de nos déficits extérieurs.

 

Alexandre Mirlicourtois, Pourquoi les marges des entreprises continuent de baisser, une vidéo Xerfi Canal



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