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Pressions déflationnistes en zone euro : de pire en pire

Publié le mardi 20 janvier 2015 . 3 min. 08

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Xerfi Canal TV présente l'analyse d'Alexandre Mirlicourtois, directeur de la prévision et de la conjoncture de Xerfi

 

Si ce n’est pas encore de la déflation cela y ressemble de plus en plus.  En décembre dernier, les prix à la consommation dans la zone euro ont reculé de 0,2%.  Excepté la courte parenthèse allant de l’été à l’automne 2009, jamais la progression de l’inflation n’a été aussi faible depuis la création de l’euro. Et ce panorama d’ensemble a du sens car tous les pays sont pris dans le même mouvement : parmi les 6 économies majeures eurolandaises  il ne reste plus qu’un mince filet d’inflation en Allemagne et en France (+0,1%).  Elle est déjà légèrement négative aux Pays-Bas, en Italie et en Belgique et s’enfonce encore plus loin en Espagne (-1,1%).  Tout pousse donc à poser le diagnostic d’une zone euro flirtant avec le point de non retour de la déflation. Pourtant le décryptage des chiffres de l’inflation est rendu délicat car la baisse actuelle des prix est le produit de plusieurs facteurs dont tous ne sont pas négatifs. Depuis plusieurs mois maintenant, les prix du pétrole sont en chute libre. Exprimés en euros, les cours sont passés de près de 85 euros le baril à à peine plus de 40 aujourd’hui.  Une division par deux qui impacte directement la composante énergie de l’indice des prix à la consommation comme le montre sa superposition avec l’évolution du cours du brut :  la baisse du pétrole c’est une contribution négative à l’indice général des prix d’environ de 0,7 point.  Ici, pas de doute, la baisse des prix est une bonne nouvelle. L’argent « économisé » par les ménages, par les entreprises sur la facture pétrolière peut servir à consommer d’autres biens ou services, ou à investir. Mais, il y aussi une autre tendance celle d’une pression générale très forte sur tous les biens manufacturés consommés : les prix sont là aussi sévèrement en baisse : -1,8%. Hormis, la parenthèse de récession historique, jamais ils n’ont été aussi bas. Et là, il n’est plus question d’exploitation de nouveaux gisements pétroliers où de hausse de la productivité. Non le recul des prix est ici la conséquence de la faiblesse des ventes, de carnets de commandes vides qui poussent toutes les entreprises de l’amont à l’aval à baisser leurs tarifs afin d’essayer de toucher une plus large clientèle. La faible demande est ici la cause de la déflation, mais la désinflation importée est là encore moins un facteur d’aggravation qu’un début de solution puisqu’elle redonne un peu de carburant à la reprise. Reste l’évolution des prix des services pour camper en territoire positif. Mais n’est-ce pas un leurre ? Les prix administrés sont là en effet là pour assurer l’essentiel et maintiennent artificiellement les prix à la hausse. Dans de nombreux cas, on le sait notamment dans les services BtoB, la compétition entre entreprises devient toujours plus vive.  Mais là encore, la baisse des coûts importés tend à desserrer l’étau sur les marges. En définitive, les symptômes de la déflation se sont renforcés. Mais pas nécessairement les causes.

 

Alexandre Mirlicourtois, Pressions déflationnistes en zone euro : de pire en pire,une vidéo Xerfi Canal TV


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