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Plus de 300.000 emplois salariés ont été créés en France entre juin 2016 et juin 2017. Un niveau inégalé depuis fin 2011, quand l’indicateur a commencé à être mesuré sous ce format. S’il existe un vrai mouvement d’ensemble, les dynamiques ne sont pourtant pas à l’unisson dans tous les secteurs.


Les services marchands : 40% des emplois sont créés dans l'intérim


Le grand gagnant actuel est le secteur privé : les créations de postes y progressent trois fois plus rapidement que dans le public et 90% des nouveaux emplois sont maintenant générés par les entreprises. C’est une tendance forte. Le privé a repris le leadership perdu pendant la crise.


En tête de liste, les services marchands concentrent 96% des créations nettes d’emplois. Mais c’est un chiffre flatteur, voire trompeur à cause du poids de l’intérim. Sur 270.000 emplois créés dans les services marchands, 106.000 l’ont été dans l’intérim, soit près de 40%. C’est certes un secteur d’activité des services à part entière, mais c’est aussi un type de contrat très massivement utilisé dans l’industrie et le BTP, deux secteurs à l’origine de plus de 60% des nouveaux emplois intérimaires.


Construction et travaux publics : des perspectives très encourageantes


Pour avoir une vision plus juste, il est impératif de réintégrer ces emplois aux secteurs auxquels ils sont effectivement rattachés. Et là, bonne nouvelle, la construction est à nouveau sur de bons rails avec 15.000 emplois directement créés depuis six mois, et plus de 20.000 en intégrant les intérimaires.

Ces bons chiffres sont à mettre au crédit du regain d’activité dans le bâtiment neuf, mais aussi dans les travaux publics. Le mouvement devrait même s’accélérer selon les professionnels au cours des prochains mois, avec des effectifs prévus en hausse et l’apparition de goulots d'étranglement, faute de personnel suffisant.


La construction a redémarré, mais reste convalescente avec un déficit de production de l’ordre de 11,5% en volume par rapport au pic du 1er trimestre 2008. L’emploi a suivi la même tendance, il n’y a donc pas de sureffectif et toute hausse d’activité se traduit maintenant par de nouvelles embauches. Un retour au niveau de production d’avant crise et ce sont 193.000 emplois directs nets créés. A cela s’ajoute tous les emplois induits.

 
Alléluia, l'industrie manufacturière repart


Autre bonne nouvelle, l’industrie manufacturière crée à nouveau des emplois dès lors que l’on intègre les intérimaires. Certes pas beaucoup, mais après 15 ans de descente aux enfers et près d’un million d’emplois perdus, c’est une rupture de tendance remarquable avec à la clé environ 20.000 nouveaux postes pour cette année et certainement plus l’année prochaine. Trois secteurs se détachent : les IAA, qui ont été en amont de la reprise ; la branche matériel de transport ; et dernièrement, l’industrie pharmaceutique.


BTP + industrie, c'est une révolution en matière d’emplois. Voici dix ans que l’on n’avait pas vu cela.


Le commerce BtoC, gros pourvoyeur de créations d'emplois


Les services n’en restent pas moins le moteur principal de la reprise. Le commerce, notamment. Et malgré la formidable dynamique de croissance du e-commerce, ce sont les formes traditionnelles du commerce, et leurs déclinaisons « omnicanal », qui drainent l’essentiel des créations d’emplois : près de 20.000 nouveaux postes cette année, et même 30.000 en intégrant l’intérim. On peut en revanche s’étonner de l’absence des activités BtoB, notamment celles à forte valeur ajoutée. Mais ce sont également les emplois les moins cycliques et les plus épargnés par la crise, reliés à des fonctions stratégiques stables.


La morphologie de la reprise nous rappelle en tout cas que le centre de gravité reste l’ancienne économie. C’est encore là que se situent massivement les emplois et la création de richesse en France.

 

Alexandre Mirlicourtois, Retour de la croissance : les secteurs qui boostent l'emploi, une vidéo Xerfi Canal Economie.


Publié le mardi 5 septembre 2017 . 4 min. 20

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