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ACCUEIL ECONOMIE Décryptage éco Revenu et pouvoir d'achat :...
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25/11/201504:12

Xerfi Canal TV présente l'analyse d'Alexandre Mirlicourtois, directeur de la conjoncture et de la prévision de Xerfi

 

Le pouvoir d’achat des français va-t-il poursuivre son redressement en 2016 ? Petit rappel sur les dernières tendances d’abord. Après une période faste, les Français ont été mis à rude épreuve. Si leur revenu résiste bien entre 2008 et 2010 grâce aux différentes mesures de soutien, les politiques d’austérité à partir de 2011, dans un contexte de baisse de l’emploi, font chuter le pouvoir d’achat par unité de consommation. Un indicateur qui intègre à la fois l'évolution du nombre de ménages et leur composition.

 

Fin 2014, il était inférieur à son niveau de 2011. Bref, les ménages se sont appauvris. En 2015, il se réveille avec un rebond de 1,2%, un record depuis 2007. Peut-on aller plus haut encore ? Pour y répondre il faut déterminer si, l’ensemble des principaux moteurs (la baisse des prix, les salaires, la fiscalité, l’emploi) vont pousser plus fort. L’inflation d’abord. Dans le sillage de la dégringolade des prix du pétrole, l’inflation a chuté d’une moyenne de 0,8% en 2013 à 0,5% en 2014 puis à 0,1% cette année. Mais les effets du contre-choc pétrolier vont s’effacer alors que la baisse de l’euro va alimenter l’inflation importée. La hausse générale des prix va irrémédiablement se rapprocher de 1% en moyenne en 2016.

 

L’écart avec 2015 (0,8 point) sera dur à encaisser. Au tour des salaires, plus précisément du salaire moyen par tête (qui intègre les effets structurels comme l’évolution des qualifications et du temps partiel et les effets conjoncturels, primes, heures supplémentaires). Son évolution a été constamment supérieure à celle de l’inflation. De fait, la force du ralentissement des prix n’a pas été anticipée par les chefs d’entreprises. Bilan, les gains de pouvoir d’achat du salaire par tête se sont considérablement renforcés et ils ont été financés en partie par le CICE. Il y a fort à parier que les entreprises ne feront pas deux fois la même erreur d’anticipation. D’ailleurs, l’écart entre les augmentations salariales et l’inflation s’est déjà réduit. Ce deuxième moteur poussera donc moins fort en 2016.

 

Au tour de la barque fiscale. Elle s’est considérablement alourdie avant que la pression baisse légèrement en 2014-2015 créant un véritable appel d’air. Mais les dispositions prises par le gouvernement montrent que l’on se dirige plutôt vers une neutralité en 2016. Du coup, c’est un troisième moteur qui s’éteint. Reste le quatrième moteur, l’emploi. Avec l’accélération de l’activité, les créations nettes d’emplois vont passer à la vitesse supérieure dans les secteurs marchands. D’autant qu’avec les différentes mesures d’aides, la richesse de la croissance en emplois s’est renforcée. A cela s’ajoute l’élargissement de la base sectorielle de la croissance au BTP grand pourvoyeur d’emplois. Le mouvement est déjà lancé et on doit s’attendre à un net rebond en 2016.

 

Quant aux emplois aidés, difficile de croire que l’effort va se relâcher à la veille de l’élection présidentielle. Le pouvoir d’achat en 2016 va donc d’abord se nourrir des créations d’emplois. Ajoutons à cela l’appoint procuré par la renégociation de leurs crédits par les ménages, et même si cela ne figure pas stricto sensu dans les comptes, la possibilité de réaliser des plus-values mobilières et immobilières. Un dernier argument technique viendra booster enfin le chiffre de 2016 : l’acquis de croissance qui devrait ressortir à +0,2 point en fin d’année. De quoi porter la hausse du pouvoir d’achat par unité de consommation à 1,5% en 2016. Une performance dans le prolongement de celle de 2015, mais reposant sur des composantes plus saines, plus durables et non sur des erreurs d’anticipations de l’inflation...


 

Alexandre Mirlicourtois, Revenu et pouvoir d'achat : les prévisions Xerfi 2016, une vidéo Xerfi Canal TV


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Mots clés : Emploi, salaires, travail SalairePouvoir d'achatEmploiRevenuInflation

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