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29/06/201503:51

Xerfi Canal TV présente l'analyse d'Alexandre Mirlicourtois, directeur de la conjoncture et de la prévision de Xerfi

 

L’hôtellerie fait aujourd’hui l’objet d’une attention toute particulière de la part du gouvernement. D’abord, c’est Laurent Fabius qui annonce le 11 juin la création d’un fonds d’investissement pour aider les hôteliers à rénover leurs établissements. Une semaine plus tard, c’est l’adoption de la loi Macron qui, entre autres, supprime la clause de parité tarifaire qui obligeait les hôteliers à proposer les mêmes prix sur tous leurs canaux de réservation, y compris sur leur propre site. C’était une revendication forte du patronat hôtelier Beaucoup de sollicitude, car il y a urgence. Cette courbe sur le risque de défaillance dans la profession suffit pour comprendre l’ampleur du malaise. La trajectoire de notre indicateur, Xerfi-Risk sur l’hôtellerie est en hausse quasi constante depuis la mi-2008. En forçant un peu le trait, le risque de défaillance est passé de faible (voire quasi-inexistant) à élevé selon notre classification. Mais comment pourrait-il en être autrement : le nombre de nuitées qui était bien installé au-dessus des 200 millions en cumul sur 12 mois a brutalement décroché jusqu’à l’automne dernier et la remontée depuis est très poussive. Au cœur de ces difficultés : le contexte économique très défavorable. En temps de crise, les ménages chassent le futile pour se concentrer sur l’utile. Conséquence : Les Français sont moins nombreux à partir en vacances et le taux de départ a reculé de 3,5 points entre 2009 et 2014. Et pour concilier vacances et contraintes financières quand ils partent, c’est moins longtemps  et dans les formes d’hébergement les moins coûteuses. Et ce qui vaut pour les Français vaut également pour les touristes étrangers. Autre point noir, avec la crise, les entreprises ont taillé dans le poste « voyages d’affaires » : baisse de la fréquence des déplacements, préférence pour les allers-retours dans la journée, développement des réunions virtuelles grâce à la visio-conférence. A ces facteurs économiques sont venues s’ajouter des modifications radicales dans l’exercice du métier avec l’omniprésence des plateformes de réservations en lignes comme Booking.com ou Expedia. L’impact est double. Sur les prix d’abord car cela met en concurrence des hôteliers partout en France et par extension, partout dans la monde. Ces plateformes ont procuré aux clients un moyen de pression inédit. Le résultat est là, les prix qui progressaient de 3,8% par an entre 2000 et 2012, n’ont pas bougé depuis. Bien sûr, ils ne sont pas les seuls à souffrir avec une inflation générale qui fait du rase-motte. Mais le coup est d’autant plus rude que les plateformes prennent une commission très élevée sur le chiffre d’affaires généré (entre 10% et 25%), captant ainsi une partie de la marge des hôteliers. Des hôteliers dont les résultats fondent. De 9% en 2011, le ratio résultat courant avant impôt/chiffre d’affaires est tombé à 7,6% trois ans plus tard. Dernier élément, l’essor de modes d’hébergement alternatifs tels que la location d’appartements entre particuliers favorisé aussi par l’émergence de plateformes en ligne comme Abritel ou Airbnb. La saison estivale s’ouvre donc sur un secteur hôtelier à bout de souffle mais qui entrevoit le bout du tunnel. La conjoncture s’améliore, les professionnels ont l’oreille attentive des pouvoirs publics. Et surtout, la riposte s’organise face aux nouveaux intervenants. Une première offensive a été menée par Accor qui a ouvert sa propre plateforme de réservation en ligne réservée aux hôteliers indépendants et ce site a bien pour vocation de contrer les sites de réservation comme Booking.com et de casser les tarifs de l’intermédiation.

 

Alexandre Mirlicourtois, Vacances : l'hôtellerie en état d'urgence, une vidéo Xerfi Canal TV


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