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16/03/201504:10

Xerfi Canal TV présente l'analyse d'Alexandre Mirlicourtois directeur de la conjoncture et de la prévision de Xerfi

 

Va-t-on assister à un boum de la consommation cette année ? Le plus simple c’est encore d’observer ce que les ménages nous disent sur leurs intentions. Pour cela l’INSEE mène une enquête mois après mois auprès des Français. Je vais m’attarder sur deux questions posées : la première sur l’opportunité de faire des achats importants, la seconde sur l’opportunité d’épargner pour construire un indicateur en faisant la différence entre les deux. L’objectif définir si le contexte est perçu par les ménages comme plutôt favorable à la consommation où à l’épargne. Il apparaît très clairement qu’à partir d’un bas niveau, l’indicateur remonte et le mouvement s’accélère depuis le début de l’année. Quant à l’analyse historique, elle montre bien que cette configuration est annonciatrice d’une consommation dynamique : le pic de la série a été atteint sur la période 1998-2000 quand les dépenses des ménages gagnaient presque 4% par an. Les dégâts à retardement de l’éclatement de la bulle internet sur l’économie réelle et la consommation se lisent parfaitement tout comme ceux causés par la grande récession. Le court redressement de 2010 apparaît aussi clairement. Le plancher est atteint courant 2012-2013 quand la consommation a reculé durant six trimestres, du jamais vu depuis la deuxième guerre mondiale. C’est donc évident que la récente remontée est de très bon augure. Et ce n’est pas un hasard si les premiers signes d’embellie se voient concrètement dans les chiffres de la consommation des ménages en biens : en hausse depuis 3 mois, l’acquis de croissance atteint fin janvier 1,7%. Or, il s’agit là de la moitié des dépenses totales des ménages. En d’autres termes, la consommation sera en forte hausse au 1er trimestre, sauf catastrophe. Une hypothèse aujourd’hui écartée par les facteurs objectifs d’analyse de l’environnement économique et financier des ménages. Quatre éléments sont à considérer. Le premier, c’est la baisse confirmée des prix de l’énergie qui redonne du pouvoir d’achat. Le deuxième, c’est le maintien durable des taux d’intérêt à un niveau plancher. L’impact est double. D’abord, cela n’encourage pas à l’épargne. Ensuite, cela rend le crédit à la consommation plus attractif. A peine au-dessus de 5%, les taux n’ont jamais été aussi bas depuis 2003, c'est-à-dire depuis le début de la série publiée par la Banque de France. Autre élément : la demande de permis de construire ne se relève toujours pas. Leur physionomie ne donne pas l’impression que les Français vont se ruer sur la pierre. A moins de 380 000 demandes, c’est l’un des niveaux les plus faibles enregistrés depuis le début des années 2000. Cela accrédite l’idée que l’épargne logement ne mordra pas sur la consommation. Quatrième et dernier élément : la légère embellie de la demande qui pourrait mettre un terme à la hausse du chômage. La réaction du marché du travail aux à-coups de la conjoncture est devenue quasi immédiat et les dernières statistiques disponibles montrent : 1- la quasi-stabilisation de l’emploi marchand au 4ème trimestre. 2- La baisse du nombre de chômeurs en janvier. Bien entendu des allers-retours sont toujours possibles mais ce sont les premières bonnes nouvelles depuis longtemps. Nous avions déjà révisé à la hausse notre prévision de consommation. Mais il est probable que nous soyons encore trop timides face au potentiel d’accélération qui se met en place. Les phases de retournement sont en effet toujours plus brutales que prévue. C’est bien pourquoi, attraper 2% de croissance cette année, c’est possible pour la consommation. Un véritable choc.

 

 

Alexandre Mirlicourtois, Vers un boum de la consommation en 2015, une vidéo Xerfi Canal TV


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Mots clés : Consommation et ménagesTaux d'intérêtEpargneEmploiEnergie

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