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ACCUEIL ECONOMIE Décryptage éco 2014-2015 : blocages et...
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06/01/201504:09

Xerfi Canal présente l'analyse d'Alexandre Mirlicourtois, directeur de la prévision et de la conjoncture de Xerfi

 

Quels sont les facteurs qui vont influencer la conjoncture française en 2015 ? Et dans quel sens ? Pour le déterminer j’ai choisi d’établir un tableau comparatif entre la situation au 1er janvier 2014 et celle du 1er janvier 2015 en distinguant les facteurs externes des facteurs internes. Les facteurs externes d’abord.  Le premier qui saute aux yeux c’est le pétrole. Début 2014, le Brent naviguait entre 105 et 110$, le baril.  Aujourd’hui, le cours campe sous les 60$ et s’approche de plus en plus du plancher des 55. Pour faire bref les prix ont quasiment été divisés par deux.  C’est une bonne nouvelle pour les entreprises comme pour les ménages. Second facteur, l’euro. Il y a un an, la monnaie européenne valait 1,35 dollar environ. Le plancher des 1,20 a été cassé en cours de séance le 5 janvier dernier tombant à son plus bas niveau depuis près de 9 ans.  Une chute de plus de 11% qui devrait donner une bouffée d’oxygène salutaire aux entreprises exportatrices françaises  qui sont très sensibles aux variations de change. Troisième facteur, les taux d’intérêt. Début 2014, la France empruntait sur 10 ans à 2,4% environ. Début 2015, le taux a plongé à 0,81%, c’est tout simplement son plus bas niveau historique. Pour l’Etat, c’est une aubaine. Au moment où le Trésor prévoit d’emprunter 187 milliards d’euros c’est une économie nette de près de 3 milliards d’euros. Quatrième facteur externe : la politique de la BCE. Encore arcboutée début 2014 sur un affichage orthodoxe, le discours et les actes ont glissé vers un pragmatisme assumé. Le niveau de l’euro et la lutte anti-déflation gouvernent son action. Ces quatre facteurs externes vont évidemment dans le bon sens. Seul bémol, la conjoncture mondiale avec un ciel qui s’est passablement assombrit du côté des pays émergents et des pays périphériques les plus proches qui sont soit à la peine (l’Allemagne, l’Italie notamment), soit se reconstituent à nos dépens : c’est le cas de l’Espagne. Passons aux facteurs internes. La déflation rampante d’abord. Non que le mal soit spécifiquement français. Mais soin intensité singularise la France.  En janvier 2014, la hausse des prix était déjà faible (0,6%). Mais un an après il ne reste plus qu’un mince filet de 0,3 % de progression des prix. Et encore grâce à la hausse de la TVA du début d’année qui a masqué que la France, plus que d’autres, risquait de se faire piéger dans un cercle vicieux qui anéantit tous les efforts de désendettement. Second facteur interne, les espoirs d’une reprise imminente de l’investissement. Début 2014, ils étaient forts. Après plus de 5 ans de baisse, les observations historiques laissaient entrevoir l’espoir d’une reprise technique. Une reprise facilitée par la faiblesse du coût du financement et la mise en place du CICE. Un an plus tard, tous ces espoirs ont été douchés, faute de débouchés… faute de marges aussi, le recul des prix de production  consumant l’avantage du CICE. Et comme les budgets des entreprises pour 2015 ont été établis durant le trou d’air de 2014, une remontée rapide des dépenses d’équipement paraît aujourd’hui compromise. Troisième facteur interne : l’emploi. L’artifice des emplois aidés a fait long feu. Et l’économie est en prise à un mouvement de de restructuration persistant dont on mesure mieux l’ampleur aujourd’hui, notamment dans l’industrie. A bien des égards, la situation en janvier 2015, semble plus dégagée que celle de janvier 2014, mais avec une donne inversée par rapport à l’an dernier : les facteurs de blocage sont aujourd’hui bien plus internes qu’externes.

 

Alexandre Mirlicourtois, 2014-2015 : blocages et déblocages conjoncturels, une vidéo Xerfi Canal


Mots clés : Prévision et conjonctureDéflationBCEEmploiFrancePétrole

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