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ACCUEIL ECONOMIE Décryptage éco Crash du Yuan en 2016 : oui...
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11/01/201603:49

Xerfi Canal TV présente l'analyse d'Alexandre Mirlicourtois, directeur de la conjoncture et de la prévision de Xerfi

 

Un décrochage brutal du yuan est une hypothèse à prendre au sérieux. Car cela commence à coûter cher, trop cher à Pékin de soutenir sa monnaie. Les colossales réserves de changes chinoises ont ainsi fondu de 108 milliards de dollars en décembre pour tomber à leur plus bas niveau depuis février 2013 Bien entendu, avec encore 3 330 milliards de dollars en poche, la Banque centrale chinoise peut voir venir, elle dispose même encore des plus importantes réserves au monde. Mais attention, l’addition commence à être salée avec environ 500 milliards envolés sur un an. Et si les réserves fondent, c’est qu’il faut vendre des dollars pour éviter une dépréciation trop brutale du renminbi (c’est le nom officiel du yuan). Une monnaie sous étroite surveillance, dont la parité face au billet vert est fixée chaque matin par les autorités monétaires et sa variation encadrée à la hausse comme à la baisse (plus ou moins 2%). Et c’est bien là, un nœud Gordien. Une telle intervention peut s’apparenter à un resserrement monétaire, puisque de moins en moins de yuans sont en circulation. Or c’est à l’opposé de la politique d’assouplissement monétaire souhaitée par le gouvernement pour soutenir son économie. Une politique qui a déjà, par exemple, conduit la Banque centrale à réduire par 6 fois son taux directeur depuis novembre 2014 : le taux de référence à un an pour les emprunts est ainsi passé de 6 à 4,35% aujourd’hui. C’est pourquoi les autorités monétaires ont régulièrement abaissé, par petites touches successives, le taux de référence du yuan face au billet vert depuis novembre avec une franche accélération du mouvement début janvier. C’est plus discret que les forts mouvements de dépréciations surprises orchestrés entre le 10 et le 13 août dernier. Concentrée sur 3 jours, la baisse de 3% du yuan, avait alors provoqué une onde de choc sur tous les marchés financiers et conduit la banque centrale à faire en partie machine arrière. L’adoption d’une stratégie plus homéopathique par la suite, a provoqué un nouveau glissement de 4,2% du yuan face au dollar depuis le 30 octobre, sans vraiment émouvoir grand monde. Le bilan est là : le yuan a perdu 5,8% depuis le 10 août et à un peu moins de 6,56 yuans pour un dollar le 7 janvier, le cours pivot de la monnaie chinoise est au plus bas depuis mars 2011. Au rythme actuel de dépréciation, la chute atteindrait près de 15% cette année. Et il faut appeler un chat un chat, Pékin s’est engagé dans un processus graduel de dévaluation compétitive. Bien entendu, cela ne cadre pas avec la volonté du gouvernement de passer à un modèle économique qui fait la part belle à la consommation des ménages car la chute du yuan renchérit les importations, alimente l’inflation, pèse sur le pouvoir d’achat et in fine la capacité d’achat des ménages. Mais ce changement de modèle est un processus long. Or il y a urgence et dans l’immédiat, si les autorités chinoises veulent éviter un atterrissage encore plus brutal de leur économie, elles doivent soutenir les exportations. Le rendement des mesures (budgétaires, monétaires) de soutien à la croissance est insuffisant. Reste donc le levier du taux de change, qui vient d’être activé et le choix d’une forte dépréciation est actée ou sur le point de l’être. C’est une mauvaise nouvelle pour la majorité des Chinois. En revanche, pour les détenteurs des 6 400 milliards de dollars d’avoir à l’étranger, parmi lesquels il ne faut peut-être pas exclure certains hommes d’affaires et dignitaires du parti communiste, l’affaire n’est pas si mauvaise.

 

Alexandre Mirlicourtois, Crash du Yuan en 2016 : oui c'est possible !, une vidéo Xerfi Canal TV


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Mots clés : Economie mondialeTaux de changeDollarChineYuanRenminbi

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