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05/02/201504:12

Xerfi Canal TV présente l'analyse d'Alexandre Mirlicourtois, directeur de la conjoncture et de la prévision de Xerfi

 

Le marché des changes est soumis à d’intenses tensions depuis avril. Les fluctuations sont brutales et alimentent le discours sur la reprise « des hostilités monétaires »,  de « la guerre des changes » pour être plus exact. Ce terme travestit à nos yeux la réalité des choses. On assiste plutôt à l’accouchement dans la douleur d’un armistice monétaire qui pourrait déboucher sur un nouvel équilibre après une période de conflit larvé où les régions avaient pour premier objectif de refouler chez les autres leur déflation. Car ce qui se passe autour des trois grandes devises internationales que sont le dollar, l’euro et le yen, a tout d’un  nouveau compromis coopératif au sein de la triade. Un compromis acté lors de la conférence de Jackson Hole de la fin août 2014. La BCE et la FED se sont alors engagées dans une stratégie concertée de dépréciation de l’euro ; La Banque du Japon a embrayé le pas avec le consentement US. Et si Janet Yellen, la présidente de la FED, a laissé ainsi filer le dollar à la hausse, c’est qu’elle a voulu éviter que le piège de la déflation européenne et nippone ne vienne étouffer la reprise US.  Une « mansuétude » dictée par la nécessité donc et qui débouche aujourd’hui sur un glissement de 18% de l’euro et de 13% du yen depuis leur point haut de 2014.  La guerre n’est donc pas mondiale, puisque à elles trois, ces devises représentent plus des ¾ des encours internationaux. En revanche, il est clair que cet ajustement consenti au sein des économies avancées crée des frictions et des tensions régionales périphériques plus où moins bien contrôlées. Mais là encore, le terme de guerre est inapproprié. Il s’agit essentiellement de dégâts collatéraux.  Dégâts collatéraux d’abord sur les devises arrimées à l’euro…  le franc suisse et la couronne danoise notamment, dont les marchés ont rapidement testé la résistance. La première, 5ème monnaie de réserve internationale, n’a pas eu la puissance de feu suffisante pour contrer l’assaut des marchés.  La digue a rompu  entrainant un nouveau train de dépréciation de l’euro. La seconde est encore à la lutte. Il faut parler là d’appréciation subie pas de guerre. Dégâts collatéraux ensuite sur les monnaies émergentes, suite à la hausse brutale du dollar. La hausse du dollar complique un peu plus l’équation de certains pays émergents déjà fragilisés. Cette hausse a notamment été fatale aux pays souffrant de gros handicap de compétitivité. Fatale surtout aux pays fortement dépendants du cours des matières premières, la hausse de la devise américaine ayant souvent pour corollaire une baisse des cours mal contrôlée. Real Brésilien et rouble sont emblématiques de ce cas de figure. Mais au-delà, les tensions sont de plus en plus palpables pour les économies péguées sur la devise US… La Chine notamment reste jusqu’ici peu ou prou accrochée au dollar. Mais jusqu’à quand sa posture sera tenable ? Elle résiste, elle peut craquer, mais pour l’heure elle subit l’histoire. Il reste enfin le sort des monnaies qui doivent-elles même redéfinir leur position dans le cadre de ce nouveau compromis monétaire : La Livre prise dans son dilemme, éternel entre les US et l’Europe, et qui n’a fait qu’une partie du chemin de l’euro. Il est vrai qu’elle s’était fortement dépréciée auparavant ; Et surtout le Won, la Corée voyant d’un mauvais œil le décrochage du Japon, son principal concurrent de zone. Toutes ces économies sont partagés entre l’enjeu de maintenir leur compétitivité externe, et celui de ne pas fragiliser leur attractivité financière en remettant trop brutalement en cause leur parité vis-à-vis au Dollar. Moins qu’une guerre, c’est un nouvel équilibre monétaire qui peu à peu se met en place. On est loin au final du grand chaos guerrier que certains décrivent.

 

Alexandre Mirlicourtois, Les dégats collatéraux du nouvel armistice monétaire, Une vidéo Xerfi Canal TV


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Mots clés : Economie mondialeTaux de changeEuroDollarMonnaieYen

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