La revue audiovisuelle de l'économie, la stratégie et du management
CONNEXION
Newsletter #006A9E
économie #00aeef
stratégie & management #572475
business #C43031
Fenêtres ouvertes sur la gestion #F9BE13
secteurs

Secteurs

#1BB899
campus

Campus

#7030A0
chaînes partenaires

Partenaires

#BABEC4
Qui sommes-nous ?

QSN

#006A9E
ACCUEIL ECONOMIE Prévisions Prévisions 2013-2014 ...
https://player.vimeo.com/video/122365884?autoplay=1 Alexandre-Mirlicourtois-Previsions-de-consommation-coup-de-gel-1374.jpg
10/12/201203:11

Xerfi Canal présente l'analyse d'Alexandre Mirlicourtois, directeur des études de Xerfi 

La consommation est entrée dans un long tunnel. Celui de la précaution et de l’attentisme. Un long tunnel dont on peine à entrevoir la sortie. C’est ce qui ressort de nos prévisions pour 2013 avec une consommation en baisse de 0,3% après déjà -0,1% en 2012. C’est très loin de la performance affichée tout au long des années 2000. Quant à l’amélioration attendue pour 2014 (+0,8%), il s’agit plus d’un rebond technique après deux années noires que d’une véritable reprise. Il faut insister sur le caractère exceptionnel des baisses de 2012 et de 2013. Excepté en 1993, jamais la consommation n’a été négative, même pendant la terrible récession de 2008-2009. Alors pourquoi cette fois-ci prévoir l’impensable ? Les raisons de la chute s’expliquent par la convergence de deux phénomènes : 1- la baisse du pouvoir d’achat. 2- la baisse du vouloir d’achat, c’est-à-dire le maintien d’un niveau très élevé du taux d’épargne. La baisse du pouvoir d’achat d’abord. L’arithmétique de la masse salariale sera implacable. Une masse salariale qui est le produit du nombre de salariés et du salaire moyen. Ce sont les deux premières variables à analyser. Or, les dernières données disponibles sur le marché du travail ne sont pas franchement encourageantes. Au 3ème trimestre, les destructions d’emplois dans les secteurs marchands non agricoles ont été massives. Elles dépassent 50 000 postes. De quoi balayer la modeste hausse du début de l’année. Et la tendance risque de s’accélérer avec les très mauvaises perspectives de croissance. Côté salaires maintenant. Comme vous pouvez le voir, la hausse du salaire mensuel de base est remontée au-dessus de 2% au 3ème trimestre, après le coup de pouce au SMIC. L’importance du nombre de salariés au SMIC, ou proches du SMIC, entraîne donc en France une régulation de facto. Pour les autres salariés, la marge de manœuvre des entreprises est extrêmement faible. Pour résumer, c’est une progression au ralenti pour l’ensemble des salariés qui se profile. Les revenus du capital et de la propriété, en berne, ne changeront rien à cette donne. Blocage des ressources d’un côté, et ponction fiscale et inflationniste de l’autre. Une inflation qui rogne les revenus des ménages. Autant d’éléments qui au total feront reculer le pouvoir d’achat en 2013. Pour finir, la consommation ne sera pas sauvée par le vouloir d’achat, c’est-à-dire une ponction salvatrice sur l’épargne. Les hauts revenus, fortement impactés par les hausses d’impôt, vont certes puiser sur leurs réserves. Mais cet effet sera neutralisé par l’épargne de précaution la classe moyenne face à la flambée du chômage In fine, le taux d’épargne des Français devrait rester stable c'est-à-dire très élevé pour représenter près de 16% du revenu. Revenus stables, charges plus lourdes, inflation modérée mais proche de 2% et taux d’épargne constant, voilà les grands traits de notre scénario. Un scénario d’ère glaciaire pour la consommation.

Alexandre Mirlicourtois, Prévisions de consommation : coup de gel, une vidéo Xerfi Canal

 


En savoir plus

Mots clés : Consommation et ménagesEconomie françaisePrévision et conjoncture

x

CONNEXION

Pour poursuivre votre navigation, nous vous invitons à vous connecter à votre compte Xerfi Canal
Déjà utilisateur
Identifiant/email :
Mot de passe :
Rester connecté Mot de passe oublié?
Le couple email / mot de passe n'est pas valide  
 
x
Veuillez saisir l'adresse e-mail utilisée pour créer votre compte Xerfi Canal.
Email :
S'identifier