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ACCUEIL ECONOMIE Libre propos Les petits arrangements avec...
https://player.vimeo.com/video/167083426?autoplay=1 Christopher-Dembik-Les-petits-arrangements-avec-la-realite-des-partisans-du-Brexit-4998.jpg
25/05/201603:18

Les partisans du Brexit mettent en avant deux arguments principaux pour rassurer les électeurs. Le premier consiste à dire que l’incertitude liée à la sortie de l’Union Européenne sera de courte durée et n’affectera que marginalement l’économie britannique. Le deuxième, central dans la campagne, repose sur l’idée qu’une sortie aboutira à un nouvel accord d’association avec l’Union Européenne qui sera à l’avantage du Royaume-Uni.
N’y aurait-il pas quelques petits arrangements avec la réalité ?

 

Examinons le premier argument. Si les partisans du Brexit l’emportent, ils ont conscience qu’à court terme le Royaume-Uni ne pourra pas éviter des attaques spéculatives. Pour les endiguer, la banque centrale n’aura pas d’autre choix que d’augmenter son taux directeur, pénalisant au passage la dynamique de croissance. Toutefois, pour eux, ces désagréments ne seront que de courte durée car ils considèrent que la solidité des fondamentaux britanniques, qui est réelle, permettra de surmonter cette phase de transition.

 

C’est oublier que l’incertitude ne s’estompera pas tant qu’un nouvel accord d’association avec l’Union Européenne n’aura pas été trouvé, ratifié et mis en œuvre. Et ça peut être très long ! Lorsque le Groenland s’est prononcé en faveur de l’indépendance vis-à-vis du Danemark et a quitté l’Union Européenne, les négociations se sont éternisées pendant trois ans à propos d’un seul point de litige : les quotas de pêche ! L’accord de libre-échange entre le Canada et l’Union Européenne a pris sept ans pour aboutir et il n’a toujours pas été ratifié ! Un processus tout aussi long et compliqué est à craindre pour le Royaume-Uni.

 

Comme les entreprises britanniques n’auront aucune idée des conditions auxquelles elles pourront faire du commerce avec l’Union, elles vont sûrement reporter dans le temps leurs investissements et s’abstenir d’embaucher.

 

Le premier argument ne tient pas, qu’en est-il du deuxième ? Les partisans du Brexit prétendent qu’une sortie de l’Union permettra de conserver tous les avantages du marché commun sans les inconvénients. Autrement dit, sans avoir à contribuer au budget européen et sans avoir à accepter la libre circulation des personnes.

 

Du fait des relations commerciales étroites entre le Royaume-Uni et l’Union Européenne, ils parient sur le fait que les Européens auront tout intérêt à faire des concessions. C’est une utopie. Les relations commerciales entre les Etats-Unis et l’Union Européenne sont tout aussi étroites et, pourtant, le projet de traité transatlantique piétine depuis trois ans !

 

En outre, les partisans du Brexit ont oublié un point crucial : les exportations européennes vers le Royaume-Uni représentent seulement 3% du PIB européen alors que les exportations britanniques vers l’Union représentent 13% du PIB britannique. Le rapport de force économique est incontestablement en faveur des Européens.

 

Christopher Dembik, Les petits arrangements avec la réalité des partisans du Brexit, une vidéo Xerfi Canal TV


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Mots clés : Europe / Zone euroSaxo BankChristopher Dembik

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