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L’ impact environnemental des Grands évènements sportifs internationaux (les GESI) posent de plus en plus la question de leur pérennité.

Le changement climatique étant causé par les émissions de gaz à effet de serre (les GES) c’est donc vers la réduction de ces émissions qu’il faut se tourner pour diminuer ce qu’on appelle l’empreinte carbone d’un événement.

Pour les jeux olympiques, cette empreinte était en moyenne de 3,6 millions de tonnes à Rio, de 3,3 à Londres et de 1,97 à Tokyo. Pour Paris elle est prévue à 1,58. Pour respecter l’accord de Paris, il ne faudrait pas émettre plus que 800 Gt de CO2 supplémentaires. Ce budget carbone, est la limite des émissions nouvelles à ne pas dépasser pour les 80 prochaines années. Pour l’instant, les émissions annuelles sont autour de 40 Gt, ce qui épuiserait notre budget carbone en 20 ans.

Comme il n’y a pas qu’un seul GESI par an et que chacun d’eux est générateur d’émissions importantes, si on compte une moyenne de trois GESI par an, à eux seuls et sans réformes particulières, on aurait des émissions minimales autour de 12 Mt par an et sans doute beaucoup plus et de toute façon beaucoup trop.

Pour réduire leur impact écologique on pourrait évidemment les supprimer tous. Radical, mais à la fois impossible à réaliser et peu souhaitable. Impossible parce qu’il n’y a pas d’institutions assez puissantes qui aient la volonté de le faire. Peu souhaitable, parce que la compétition sportive est une des formes majeures dans lesquelles les peuples communiquent et s’unissent pacifiquement.

Les transports étant le poste le plus émetteur de GES, c’est donc d’abord lui qu’il faut réduire. Puis il y a le numérique, les infrastructures et la restauration.

Aux JO de Paris le comité d’organisation annonce que 95% des équipements sont déjà existants et c’est d’ailleurs une des raisons mises en avant pour justifier la candidature de Paris. De plus, les infrastructures nouvelles, en particulier le village olympique, doivent être réutilisées après les JO. C’est évidemment une direction à suivre, et elle milite pour une organisation qui se partagerait entre quelques grandes villes dans le monde (une par continent par exemple) dont les équipements n’auraient qu’à être améliorés à la marge quand ils accueilleraient les JO. Cette solution étant aussi utilisée pour d’autres GESI. Pour les JO, le fait que le CIO ait de plus en plus de mal à susciter des candidatures, compte tenu du cahier des charges (trop) exigeant qu’il impose aux villes candidates pousse d’ailleurs dans ce sens.

Quant aux transports, la seule manière de réduire fortement l’incitation des spectateurs lointains à venir c’est de leur permettre d’assister aux JO chez eux, dans des fans zones pour garder le caractère émotionnel collectif de ce type d’évènement. La diminution du nombre de spectateurs dans le pays organisateur réduirait aussi la restauration et l’encombrement dans les transports locaux et permettrait à des habitants proches d’assister aux épreuves, à condition que les prix des billets soient accessibles, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui. C’est la conséquence d’une organisation trop onéreuse poussant le comité organisateur à augmenter au maximum les recettes pour couvrir les dépenses.

Car pour remporter la course à la candidature, chaque ville est incitée à présenter un budget le plus bas possible, qui se trouve à chaque fois dépassé parce qu’il a été sous-estimé (le plus souvent en connaissance de cause). C’est ce qu’on appelle la malédiction du vainqueur.

Il reste un point qui pèse sur des JO écologiques, c’est le poids de l’argent. Le CIO a eu des revenus de 7,2 milliards d’euros sur l’Olympiade 2017-2021 (contre 5,4 à la précédente). Ces revenus proviennent entièrement de fonds privés qui en attendent un retour, ce qui influe sur la nature des investissements réalisés. Pour des fonds privés, l’écologie étant davantage une contrainte qu’un but, aller vers des JO écologiques (et plus généralement des GESI) implique de diminuer l’emprise de l’argent dans le sport.


Publié le mercredi 10 juillet 2024 . 4 min. 30

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