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ACCUEIL ECONOMIE Global L’industrie mondiale des...
https://player.vimeo.com/video/266117277?autoplay=1 Kathryn-McFarland-KMC-L-industrie-mondiale-des-medias-7528.jpg
30/05/201804:26

Selon la dernière étude Xerfi Global, l’industrie mondiale des médias a connu une croissance solide au cours des cinq dernières années. Son chiffre d’affaires, qui comprend les dépenses des consommateurs ainsi que les dépenses publicitaires dans l’audiovisuel, en ligne et dans les médias imprimés, a progressé en moyenne de près de 6% par an entre 2012 et 2017 pour atteindre plus de 960 milliards d’euros. Les recettes publicitaires représentaient 46% du total, contre 41% en 2010.


Le jeu concurrentiel est néanmoins à deux vitesses, les taux de rentabilité et de croissance des revenus des spécialistes de l’audiovisuel dépassant clairement ceux des éditeurs de presse et de livres. Les géants de l’audiovisuel tels Grupo Televisa, Comcast, ou Disney ont affiché des marges opérationnelles supérieures à 20% en moyenne et une solide croissance de leurs revenus au cours des cinq dernières années. Leurs stratégies d’investissement et d’acquisition ont permis d’accroître l’offre de contenus et donc les performances économiques et financières. A l’inverse, des éditeurs comme The New York Times Company, Lagardère, ou encore News Corp ont enregistré des taux de croissance plus faibles dans un contexte de chute des tirages papier et de baisse structurelle des dépenses dans la publicité imprimée. La rentabilité des éditeurs est également nettement plus faible que celle des groupes de l’audiovisuel. Une situation qui s’explique en partie par les coûteux programmes de restructuration engagés. Néanmoins, leur rentabilité devrait s’améliorer à terme grâce au digital et au développement de nouveaux modèles de revenus comme les abonnements en ligne.

 
Plus globalement, la transition numérique a radicalement changé le paysage de cette industrie. D’un côté, elle a donné un coup de pouce à la rentabilité des opérateurs en allégeant leurs structures de coûts. Elle facilite également le ciblage et profilage des audiences, accélère l’internationalisation et réduit la dépendance envers les distributeurs tiers. Mais la digitalisation n’a pas que des effets positifs. Elle a fait naître une offre média foisonnante et facilité la prolifération de contenus gratuits ou piratés, accélérant ainsi la concurrence au sein du secteur. Par ailleurs, le numérique a renforcé le pouvoir des agrégateurs, et autres plateformes de distribution en ligne, au détriment des créateurs de contenus. Surtout, elle a rendu l’industrie des médias fortement tributaire des recettes publicitaires. Elle a aussi affaibli les barrières à l’entrée et facilité l’arrivée de nouveaux entrants qui ont inondé le marché d’espaces publicitaires, ce qui au final pesé sur les prix des espaces.


La transition digitale a également provoqué une mutation des modèles économiques des groupes de médias. Alors que le marché était traditionnellement segmenté selon le type de support, les nouveaux modèles reposent dorénavant sur l’intégration de plateformes et contenus multimédias. Les publics, autrefois passifs dans leur consommation de contenus, jouent désormais un rôle plus actif à travers la consommation à la demande, les contenus interactifs, voire les contenus créés par eux-mêmes. Enfin, les sociétés de médias cherchent à réduire leur dépendance à la vente d’espaces publicitaires physiques, au tirage ou aux aides publiques. Ils s’appuient pour cela davantage sur les revenus d’abonnement, la vente de contenus « à la demande » ou sur des offres publicitaires sophistiquées.


Mais face aux contenus gratuits sur Internet, les consommateurs rechignent à payer pour des abonnements en ligne qui sont par ailleurs au centre des stratégies des groupes de médias. Certains acteurs ont pourtant introduit avec relativement de succès des « paywalls », ces dispositifs de blocage de la lecture complète d’un contenu. Les modèles tarifaires deviennent ainsi plus flexibles pour accroître la propension à payer des consommateurs. À condition que le contenu soit de qualité ou que l’expérience client soit au rendez-vous. Les modèles basés sur l’abonnement exigent en définitive une marque forte pour être viables.


Mots clés : Economie mondialeMédias / culture / loisirsInternetTransformation numériqueMédiaAudiovisuelDigitalisationSupports médiatiquescontenus gratuits

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