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ACCUEIL ECONOMIE Décryptage éco 2013 : Imaginons la reprise
https://player.vimeo.com/video/122367133?autoplay=1 Olivier-Passet-2013-Imaginons-la-reprise-1398.jpg
08/01/201303:35

Xerfi Canal présente l'analyse d'Olivier Passet, directeur des synthèses économiques de Xerfi

Les plus optimistes espèrent une croissance 2013 légèrement inférieure à 1 %. Les pessimistes voient le PIB chuter de 0,5 % en 2013, et une récession qui se prolongerait en 2014. Il n’y aurait en sorte pas d’autre alternative que d’aller mal…. ou très mal en 2013….
En apparence seulement, car derrière les moyennes, se cachent des profils très dissemblables. 1% de croissance signifie que la croissance reprend dès aujourd’hui sur un rythme de 2% l’an … 0,5 % suppose que l’économie s’enfonce inexorablement tout au long de 2013 et aborde 2014 sans le moindre élan. Cet écart n’est pas indifférent, car une récession qui se prolonge dégrade à long terme les moteurs de la croissance. Ainsi, lors du précédent épisode de croissance molle qui a suivi la récession de 1992-1993 la France et l’Europe ont aussi dévissé technologiquement.
Ne nous voilons pas la face : l’hypothèse haute comporte une probabilité faible dans une économie qui détruit des emplois au rythme de dizaines de milliers chaque mois. Par contre, ce qui pourrait surprendre plus d’un observateur, c’est l’ampleur et la vigueur du mouvement de reprise lorsqu’il s’enclenchera. La sous-estimation des forces de retournement est, rappelons-le, un phénomène récurrent en conjoncture. Les erreurs de prévisions atteignent alors plusieurs  points de pourcentage.
Quels seraient les moteurs d’une reprise, si elle devait se dessiner avec plus de vigueur et plus de rapidité qu’attendu ?
D’abord, le contexte international. L’embellie est réelle. La croissance américaine repose sur des moteurs robustes qui mettent en mouvement, l’emploi et l’investissement… tout cela sur fond de désendettement des ménages. Si la reprise américaine se confirme, si les pays émergents sortent du trou d’air qu’ils traversent …. Cela crée indubitablement un contexte accélérateur de sortie de crise en Europe… d’abord et surtout parce que la croissance importée autorisera un relâchement de la rigueur budgétaire.
Ensuite, après plusieurs années de croissance molle sous corset budgétaire… le rebond lorsqu’il se produit peut être d’une ampleur qui compense en partie la  « répression passée »…. Il y a une similitude entre la récession de 1991-1993 puis l’épisode de reprise contrariée des années 1994-1996… et le profil de la croissance 2008-2012…. 2013 pourrait être 1997…. L’aube d’un cycle de croissance compensatoire, exceptionnel dans sa durée et son ampleur.
Enfin, il y a ce contexte de taux d’intérêt exceptionnel.  Des taux réels nuls ou quasi-nuls, cela veut dire que contrairement aux années 90, il y a beaucoup moins de capital détruit dans la crise. Les entreprises étranglées par des problèmes de liquidité se font racheter. Il y certes restructuration, pertes d’emplois…. Mais les capacités demeurent…. Un  élément supplémentaire qui facilite une reprise ample. 
En définitive, espérer une reprise en 2013, et surtout la clôture de l’épisode de crise majeur enclenché en 2008, pourrait être bien plus qu’un  candide espoir et de simples vœux pieux.

Olivier Passet, 2013 : imaginons la reprise, une vidéo Xerfi Canal


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Mots clés : Economie française

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