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https://player.vimeo.com/video/120253902?autoplay=1 Olivier-Passet-Allons-nous-vraiment-payer-pour-les-Grecs--3308.jpg
10/02/201503:39

Xerfi Canal TV présente l'analyse d'Olivier Passet,  directeur des synthèses, Xerfi

 

Allons-nous vraiment payer pour les Grecs ? Plusieurs niveaux de réponse à cette question. Oui en première lecture puisque toute l’opération de sauvetage de la Grèce depuis 2010 a consisté à transférer plus de 90% de l’encours de dette grecque des mains du privé aux mains du secteur public ou du FESF dont les États sont garants. Non sur le plan technique. Je vous recommande la lecture du texte d’Ivan Best sur le site de la tribune, en date du 5 février : « Ce que coûterait vraiment aux contribuables l'annulation de la dette grecque ». Non, car on n’a jamais vu de défaut total d’un  Etat. Mais même à prendre cette hypothèse : le calcul n’est pas celui qui consiste à diviser les 42,4 milliards sur lesquels est exposée la France, par le nombre d’habitants ou d’adultes pour aboutir à  650 à 800 euros par tête.

1/ les 42 milliards sont déjà adossés à des emprunts de l’agence France trésor. Et aux taux actuels, l’Etat français perçoit une petite marge d’intermédiation. L’aide ne coûte pas, elle rapporte éventuellement quelques euros aux français.  Si la Grèce ne rembourse pas L’Etat français réempruntera à échéance. Le contribuable n’y verra que du feu en sera quitte pour les entrées d’intérêt perdues côté grec, et les intérêts qui continueront à courir sur les 42 milliards empruntés par la France. Aux taux actuels, une charge de 5 à 10 euros par français, que l’inflation viendra éroder à la longue..

2/ Cela veut dire que si l’on remplaçait la dette grecque par une rente perpétuelle, où la Grèce verse un taux sans jamais rembourser le capital, tenant compte du fait qu’elle dans l’impossibilité de lever des fonds pour rembourser ses prêts arrivant à échéance, le contribuable français serait épargné. L’Etat français prolongerait ad vitam une situation où il emprunte  pour le compte de la Grèce tandis que cette dernière paie les charges d’intérêt. Le contribuable y gagnerait même si la rente versée par la Grèce était supérieure aux taux auxquels la France emprunte.
Non sur le plan politique également. Pour trois raisons :

1/ Les quarante milliards sur lesquels nous sommes exposés n’ont été empruntés que pour délester les agents privés et notamment les banques des pertes liées à un défaut grec inévitable. Il s’agit d’un renflouement déguisé ne nos banques. Si l’Etat grec faisait réellement défaut, nous ne ferions que payer la facture de notre propre sauvetage.

2/  Ensuite, le fait de ne pas régler le cas grec nous engage dans une dangereuse fuite en avant à la Ponzi, où l’on prête à chaque fois plus à un pays dont les agents sont massivement insolvables au plan individuel. 60% du PIB d’arriérés fiscaux, je le rappelle. Nous prêtons donc pour sauver la face et maintenir le service de la dette grecque. Une escalade qui coûtera d’autant plus chère qu’elle s’effondrera tardivement.

3/Enfin, il faudrait mettre dans la facture, le coût en termes de croissance et de déflation de nos atermoiements à régler globalement la crise d’endettement des pays du sud. Et là, il est probable que l’on se rendrait compte  que nos politiques de rigueur non coordonnées ont coûté bien plus que les 40 milliards de perte sur la Grèce pour la France.

 

 


Olivier Passet, Allons-nous vraiment payer pour les Grecs ?,Une vidéo Xerfi Canal TV      


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Mots clés : Economie françaiseEurope / Zone euroPolitique économiqueFranceEndettementGrèce

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