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06/06/201604:49

Xerfi Canal TV présente l'analyse d'Olivier Passet, directeur des synthèses - Xerfi

 

Il n’y aura pas de véritable reprise sans reprise de l’investissement. Quel économiste n’a jamais prononcé ce poncif ?  Mais quand on parle d’investissement de quoi parle-t-on ? On parle d’une dépense bien particulière, qui influence directement le potentiel de croissance des économies et dont le contenu a considérablement évolué au fil des décennies. Je vous invite ici à prendre toute la mesure de cette transformation, si l’on veut éviter certaines erreurs d’interprétation.

 

Lorsque l’on parle d’investissement, notons déjà que l’on parle le plus souvent d’un grand fourre-tout. Qui mêle, entreprises, état et ménages. Et qui combine du logement résidentiel, du local professionnel, des infrastructures publiques, des achats de machine, de matériel de transport, et toute une série d’investissements immatériels dont les contours ont varié avec le temps.

 

C’est à ce vaste agrégat que l’on se réfère pour dire que l’investissement est en panne en France et que les choses sont plus ou moins figées depuis 2008… la fameuse paralysie des entreprises. Et le diagnostic est encore plus alarmant, si je rapporte l’investissement au PIB, autrement dit si je me réfère au taux d’investissement. Un indicateur qui révèle néanmoins, lorsque l’on prend plus de recul temporel, que nous ne sommes pas confrontés à un cycle plus violent que d’autre, ni à un déclin tendanciel. Qui révèle aussi, lorsque je compare la France aux autres pays, que, paradoxalement, la France est plutôt un leader en termes d’investissement et de résilience à la crise. Mais, comme je viens de le dire, il s’agit d’un grand fourre-tout.

 

Centrons-nous alors sur l’investissement des entreprises non financières, soit 57% de l’investissement national. Lorsque l’on compare la dynamique des entreprises à celle de l’économie dans son ensemble, on voit alors immédiatement, que l’inertie moyenne, ne cache pas une bérézina des entreprises et report sur des investissements non productifs. Tout au contraire. Le rythme de croissance a bien été entamé. Mais la tendance demeure haussière. L’expression « panne de l’investissement des entreprises » est donc excessif, alors même que sa part augmente tendanciellement dans l’investissement total.

 

Creusons maintenant son contenu, dont j’ai dit en entrée qu’il avait considérablement évolué, sous le jeu conjugué des prix et de la dématérialisation de l’économie. Je mets ici le zoom sur trois grandes composantes : 1/ l’investissement en matériels, biens d’équipement et de transport notamment. 2/ La construction (les locaux professionnels) et 3/ l’investissement immatériel (les dépenses de logiciels, de brevets, de R&D, de formation, de prospection etc….). Ce découpage sommaire suffit à montrer que lorsque l’on parlait investissement, il y a 30 ou 40 ans, on ne parlait pas de la même chose qu’aujourd’hui. Jusque dans les années 70-80, c’était du dur, du concret. De la machine et du bâtiment, à longue durée d’amortissement. Aujourd’hui, c’est d’abord de l’incorporel, du service, des équipements à plus faible durée de vie…. Et marginalement du bâtiment. Ce bouleversement est encore plus manifeste lorsque j’élimine le jeu des prix relatifs : la hausse structurelle du prix des bâtiments et la baisse relative du prix des équipements, notamment numériques. Le recul relatif de l’investissement dans le bâtiment est encore plus net et l’érosion apparente des biens d’équipement disparaît. Et le noyau dur de l’investissement s’est bien déplacé vers l’immatériel, lui conférant beaucoup plus de stabilité.

 

Tout cela pour dire, qu’il ne faut plus s’attendre aux grands yoyos de l’investissement d’antan ; Nos effets de renouvellement de parc, notre bon vieil accélérateur qui produisaient des effets démultipliés sur l’investissement à chaque petit soubresaut de la croissance … appartiennent à un temps révolu, où l’investissement surjouait le cycle… mais pour les nostalgiques, il reste le recours de se focaliser sur la composante équipement et bâtiment de l’investissement des entreprises. Et ils verront alors que tout n’est pas si figé en royaume d’inertie et que si la France demeure en proue de certains nombre de grands secteurs, c’est précisément parce que ses entreprises ne sacrifient pas l’avenir.

 

Olivier Passet, Bien comprendre comment la France investit en 2016, une vidéo Xerfi Canal TV


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Mots clés : EconomieEntreprises

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