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Xerfi Canal présente l'analyse d'Olivier Passet, directeur des synthèses économiques de Xerfi

Le rebond surprise de la croissance au second trimestre peut-il permettre à François Hollande de gagner son pari sur le chômage avant la fin de l'année ? Notre analyse, c'est qu'effectivement, une inversion de la courbe n'est pas à exclure en fin d'année. Mais ce ne sera ni le fruit de la croissance, ni celui des réformes de structures. Mais celui d'une utilisation opportune du chiffre. Regardons de plus près pourquoi l'affichage de chiffre du chômage est possible ? Pour trois raisons essentielles :

D'abord, parce que le gouvernement va jouer à plein les effets de calendrier sur l'emploi aidé. La communication officielle a certes beaucoup attiré l'attention sur les emplois d'avenir depuis un an, à tel point que, beaucoup ont vu dans l'embellie inattendue de l'emploi au premier trimestre les effets de cette mobilisation. Fausse piste. Le gouvernement a été beaucoup moins disert sur le reflux des statuts déjà existants. De fait, l'emploi aidé, lorsque l'on additionne la myriade des statuts, y-compris celui de l'alternance, n'a jamais été aussi faible  depuis 15 ans. Autrement dit, le gouvernement dispose d'importantes réserves d'action dans ce domaine et concentre le tir sur cette seconde moitié d'année. Voilà la part de « manoeuvre » que contient le pari gouvernemental. Mais elle ne fera pas tout. Les effets d'aubaine sont importants et une part de l'emploi créé sous statut aidé l'aurait été sans l'appui de l'État.

Il y a ensuite l'évolution de la population active, dont le dynamisme a surpris jusqu'ici nombre d'observateurs, une hausse de plus de 200 000 à 300 000 sur un an selon les enquêtes, qui déjoue tous les pronostics. Une hausse qui explique plus des 2/3 de la hausse du chômage et qui tient pour beaucoup au rallongement de la durée de cotisation voulu par la réforme des retraites de 2010. Qui tient peut-être aussi au fait que le statut d'auto-entrepreneur a fait rentrer dans la statistique de population active, une frange de la population qui n'y accédait pas par le salariat. Hors l'évolution plus récente de l'emploi et du chômage suggère que le gros de la vague de hausse de la population active est maintenant dernière nous. Un élément qui, s'il se confirme, sera indubitablement le facteur décisif de l'inflexion à venir du chômage.

Il y a enfin la croissance, oui la France est vraisemblablement mangé son pain noir en la matière. Une reprise par l'offre se dessine, qui tient pour beaucoup à des facteurs techniques. Fin du déstockage, stabilisation de l'investissement, embellie des marchés développés d'exportation. Mais entre une reprise balbutiante et un redémarrage véritable de l'emploi, les délais sont longs. Certes, l'hyper réactivité de l'intérim tend à les raccourcir ces dernières années. Mais cet élément sera inévitablement conjugué à la poursuite du mouvement de restauration de la productivité dont l'emploi permanent portera encore la trace dans les trimestres à venir.  Les chiffres de l'emploi du second trimestre en témoignent d'ailleurs.

Alors que dire du défi gouvernemental ? Qu'il reposera assez peu sur les tendances spontanées de l'emploi. Qu'il sera essentiellement le fait d'une stabilisation encore hypothétique de la population active et que l'emploi aidé permettra au mieux de transformer l'essai. Qu'il témoigne d'un art consommé du pilotage opportun et opportuniste du cycle. Mais la victoire éventuelle de cette bataille éminemment symbolique, ne doit pas faire perdre de vue que la guerre de l'emploi se gagnera sur le terrain de la compétitivité. Sur une action discrète, persévérante et constante en direction de l'offre, qui pourrait être la marque de fabrique de ce gouvernement, si les horizons électoraux ne lui font pas perdre le fil de son action.

Olivier Passet, Chômage : Hollande va-t-il gagner son pari ?, une vidéo Xerfi Canal


Publié le mardi 27 août 2013 . 4 min. 10

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