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Xerfi Canal présente l'analyse d'Olivier Passet, directeur des synthèses économiques de Xerfi

Dans notre nouveau contexte de poussée aigüe de sinistrose, une bonne nouvelle est nécessairement suspecte. La messe est dite, la baisse du chômage ne peut être une vraie baisse. Il y a soit manipulation, soit artefact. Les commentateurs ne laissent donc que peu de chance à ce dernier point statistique, qui ne peut bien évidemment faire tendance. Alors même que ce bon principe a été allègrement oublié quand il s'est agi de commenter le dernier point de croissance.

Alors prenons un peu de distance. Que nous disent les données récentes ?

- Premièrement que le chômage est sur un plateau depuis 3 mois. Ce que confirme un simple lissage qui dilue la portée du dernier point et des accidents statistiques du type panne SFR.

- Deuxièmement, cette baisse est effectivement le fruit d'un basculement du chômage vers de l'activité réduite, CDD et intérim. Les statistiques en hausse de l'activité réduite en témoignent. Cela doit-il conduire à déprécier le résultat précédent ? Non car c'est la démonstration que peu  à peu, comme d'autres pays, la France a su bâtir des instruments de transition du chômage vers l'emploi. Sur la base de petits jobs certes, mais aucun pays n'a trouvé mieux jusqu'ici. Notamment l'Allemagne.

- Troisièmement, tout cela ne relève pas de l'artifice des emplois aidés. Nous l'avons dit ici plusieurs fois, les emplois d'avenir montent en puissance doucement. On en dénombrait 48 000 fin septembre, le gouvernement annonçant pour sa part 85000 signatures. Mais tout cela dans un contexte ambigu puisque d'autres statuts régressent en même temps. Le stock des emplois aidés n'a en fait augmenté que de 1,7 % sur un an en septembre, si l'on en croit catégories renseignées. Cela veut-dire moins de 30 000 emplois supplémentaires  Autrement dit, cela ne peut expliquer à lui seul l'inflexion du chômage. Et la concentration du tir en début de reprise est légitime. C'est là que ces dispositifs ont le plus d'efficacité et ne se transforment pas en trappe de chômage déguisé.

- Quatrièmement, lorsque l'on s'intéresse à la dynamique de l'emploi qui sous-tend celle du chômage, la  dégradation de l'emploi ralentit également même si elle continue à mordre sur l'emploi permanent, tandis que l'intérim redémarre. L'économie française reste en restructuration et continue de détruire de l'emploi salarié marchand au rythme de -80 000 par an environs. C'est un net ralentissement, mais pas une stabilisation encore. En atteste aussi le très léger redressement des embauches relevé par l'ACOSS.

- Enfin, la variation du chômage va essentiellement dépendre de ce que fera la population active. Sa hausse en 2012, de l'ordre de 300 000, d'une ampleur inattendue, liée au rallongement de la durée de cotisation décidée lors de réforme des retraites de 2010, explique les ¾ de la dégradation de l'an dernier. Il suffirait que ce mouvement cesse pour que la cible gouvernementale soit atteinte. Et c'est bien ce qui semble se dessiner aujourd'hui.

En définitive, la situation s'améliore bel et bien graduellement sur le front du chômage et de l'emploi. Le pari de François Hollande se jouera en revanche sur le tapi vert de la population active. Gagné ou perdu, cela ne changera rien aux tendances de fond, et donnera essentiellement matière à ceux qui aiment jouer l'amplification médiatique.

Olivier Passet, Chômage : l'inflexion incontestable, une vidéo Xerfi Canal

 








Publié le lundi 2 décembre 2013 . 3 min. 43

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