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Dette publique à 100% du PIB

Publié le mercredi 19 septembre 2018 . 3 min. 46

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La dette publique va frôler ou dépasser 100% du PIB en milieu d’année, avant de retomber aux alentours de 98% du PIB en fin d’année. Pour des raisons de saisonnalité, et surtout du fait du reclassement de la dette de la SNCF réseau en dette des administrations publiques. Comptablement cela ajoute 1,7 point de PIB au taux d’endettement et 0,1 point au déficit annuel.

 

La dette, une notion arbitraire

 
Une barre symbolique demeure néanmoins une barre symbolique. Elle ne change rien au diagnostic de fond. Et sur le fond trois constats s’imposent 1/ Les administrations publiques sont juste en zone de stabilisation de la dette. Et la France risque de rester encore quelques années sur ce plateau élevé. 2/Il lui faut encore 1 à deux points d’effort sur son déficit structurel si elle veut initier une trajectoire de baisse significative, robuste face aux aléas de la conjoncture. 3/ A ce niveau, elle est vulnérable à un choc brutal sur l’économie. Tout cela demeure.

 
Ce 98 % de dette, comme d’ailleurs les 96 % précédemment actés par l’Insee sont surtout problématiques vis-à-vis de l’Allemagne. La divergence des trajectoires de dette est telle aujourd’hui, qu’elle grave dans le marbre le fait que l’Allemagne est armée en cas de nouveau choc. Elle a donc de quoi préserver son potentiel de croissance. Elle est surtout armée pour affecter davantage de ressources dans le renouvellement et la transformation de ses infrastructures.

 
Demeure le débat sur la bonne et la mauvaise dette. L’Affaire parait entendue dans le cas français. Puisque la dette couvre en partie des découverts récurrents de la protection sociale, qui n’ont pas vocation à engager les générations futures et qu’elle financerait des coûts de fonctionnement prohibitifs, il s’agit d’une mauvaise dette.

 
C’est aller un peu vite en besogne. La notion de déficit social ou de fonctionnement est purement arbitraire. Elle est tributaire de la façon dont s’opèrent les transferts entre administrations. Si les cotisations sont par nature affectées à la protection sociale, la part de l’impôt qui la finance dépend de l’affectation qu’en fait l’État. Tout cela est purement formel. On ne peut isoler un déficit de la protection sociale pas plus qu’on ne peut identifier un déficit de fonctionnement ou d’exploitation.

 

Quid de la qualité de l’investissement ?

 
La seule chose que l’on peut regarder in fine, c’est 1/ l’ampleur du déficit sur longue période. En moyenne depuis les années 80, la France n’est pas un pays si atypique. Ses dépenses, certes record, ne sont pas structurellement moins financées que dans beaucoup d’autres pays développés. 2/ Contrairement, à ce qui est dit, le déficit est structurellement inférieur à l’investissement. Autrement dit notre dette finance bien intégralement de l’investissement. 3/ La situation patrimoniale nette des administrations, l’écart entre les actifs et  les passifs demeure positif, même à 100% de dette.

 
Est-ce à dire qu’il n’y a pas de problème ? Non. Mais plutôt que de s’interroger sur la qualité de notre endettement c’est plutôt sur la qualité de notre investissement sur lequel il faudrait se pencher. Car pour un pays qui investit collectivement plus que les autres, la France n’échappe pas plus que les autres au déclin de sa croissance potentielle.


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