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02/11/201504:21

Xerfi Canal TV présente l'analyse d'Olivier Passet, directeur des synthèses - Xerfi

 

François Hollande peut-il s’en tirer dans la dernière ligne droite ? Je ne parle pas ici de ses chances de réélections. Car on le sait bien, notamment depuis le 21 avril 2002, qu’un bilan économique ne fait pas tout. Mon interrogation est donc de portée plus modeste. François Hollande peut-il espérer finir son mandat avec des résultats économiques tangibles, suffisamment emblématiques pour qu’ils soient mis à l’actif de son action ? Sachant qu’il lui reste moins d’un an et demi pour assoir son bilan.
Il y a bien sûr une part d’arbitraire dans la définition d’un bilan globalement positif. Je m’en tiendrai ici à quelques paramètres simples : 1/ Peut-il espérer une croissance soutenue sans retournement avant 2017 ? 2/ Pourra-t-il revendiquer une embellie significative sur le plan de l’emploi et du chômage ? 3/ Peut-il enfin miser sur un assainissement des finances publiques suffisant.
Le premier point conditionne bien sûr tout le reste. Ce que l’on sait dès à présent c’est que la plupart des indicateurs conjoncturels se remettent au vert. Ce que l’on sait aussi, c’est que la reprise qui se dessine est plus complète qu’en 2009, puisque la construction et l’investissement pourraient être de la partie. Le mouvement devrait de surcroît bénéficier d’une plus forte synchronie des économies européennes, puisque une partie des écarts de coûts intra-européens ont été résorbés, au détriment de l’Allemagne notamment. Cette dernière a rallumé de surcroît le moteur de sa demande intérieure. Enfin, l’étouffoir de la consolidation budgétaire ne joue plus avec la même intensité. Bref, si l’Europe était seule au monde, nous déroulerions avec une certaine assurance un scénario de reprise soutenue, qui conduirait le noyau dur européen sur des rythmes de 2, voire 3%. D’autant que la BCE veille au grain et semble vouloir maintenir dans la durée la dépréciation de l’euro.
Trois gros hic cependant face à cette vision mécaniste du cycle : 1/ L’environnement mondial sera peu porteur 2/ Nos potentiels de croissance sont altérés après 7 ans de panne, 3/ L’environnement de taux zéro, est une situation sans précédent. Qui crée, en cas de basculement, un risque de dépréciation des prix d’actifs dont nous mesurons mal l’occurrence comme les conséquences bancaires et réelles.
Mais puisqu’il s’agit d’explorer un scénario haut, disons que les chances pour l’économie française d’accrocher 0,5 à 0,6 % de croissance par trimestre (soit 2% annuel) dès le milieu de cette année et jusqu’à la mi-2017 sont loin d’être négligeables. Surperformer très légèrement la croissance allemande, partie plus tôt et plus exposée au ralentissement des émergents, est également à portée de main. Cela veut dire aussi que l’économie française peut créer entre 300 000 et 400 000 emplois à horizon du premier trimestre 2017. Cela veut dire aussi, que François Hollande peut finir son mandat avec un taux de chômage voisin du niveau auquel il l’a trouvé, soit 9,3% pour la France métropolitaine. Mais puisque l’opinion raisonne en nombre de chômeurs inscrits, un retour sur les niveaux absolus d’avril 2012 paraît hors de portée. Compte-tenu notamment de la hausse de la population active sur la période. Bilan très mitigé donc, même dans le meilleur des cas.
Reste enfin le déficit. Et c’est peut-être de là que peut venir la meilleure surprise pour François Hollande, s’il ne dilapide ses chances. Avec 2% de croissance, le gouvernement peut très bien accrocher les 3% de déficit dès 2016, ou ne pas en passer loin. Ce n’est peut-être pas le meilleur des trophées pour un président socialiste, qui sera alors confronté au dilemme soit d’utiliser sa cagnotte pour faire de la cosmétique en matière de chômage, soit d’endosser les habits de redresseur des comptes.. et donc bien évidemment de la nation en péril.

 

Olivier Passet, Hollande va-t-il sauver la mise dans la dernière ligne droite, une vidéo Xerfi Canal TV


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Mots clés : Politique économique

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