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ACCUEIL ECONOMIE Décryptage éco La bourse américaine va...
https://player.vimeo.com/video/122908295?autoplay=1 Olivier-Passet-La-bourse-americaine-va-encore-monter-1987.jpg
05/12/201303:26
Xerfi Canal présente l'analyse d'Olivier Passet, directeur des synthèses économiques de Xerfi

La bourse américaine a augmenté de près de 50 % en l'espace de 5 ans. Le célèbre cassandre financier Nouriel Roubini y voit là une nouvelle bulle.  Nous avions pour notre part souligné en septembre qu'il existait un fort potentiel de hausse de la bourse américaine au regard des fondamentaux. Les emballements des  semaines récentes auraient-ils déjà consumé ce potentiel?

Quelques chiffres  d'abord pour prendre la mesure du vertige qui s'empare de certains commentateurs : Le S&P500, indice phare américain,  s'est apprécié de 21 % depuis janvier, de plus de 28 % sur un an et de 137 % depuis son point bas de mars 2009.  Il surplombe ses précédents records d'octobre 2007 de 17 %.

Mais il y a là aussi un effet d'optique que l'on peut tempérer. Corrigeons d'abord l'indice S&P500 de la hausse de l'inflation. L'on se rendra compte qu'en termes réels les actions américaines viennent seulement de restaurer leur niveau d'avant crise et que sur 15 ans leur rendement est nul. Surtout, exprimée en multiple des profits, les actions américaines représentent 25 fois le résultat net des sociétés cotées. Un pic qui n'est pas exorbitant au regard du passé. Surtout, le niveau de ces profits, rapportés à la capitalisation boursière, présagent des rendements qui sont nettement supérieurs à celui que peuvent offrir les  obligations.

Mais c'est le contexte dans lequel se produit cette évolution, en apparence raisonnable, qui peut inquiéter. Les taux bas sont le fait d'un acharnement thérapeutique de la FED qui déverse des flots de liquidité dans le système. Ce déversement inonde les marchés financiers et non l'économie réelle. Résultat, nous sommes confrontés  à un nouveau cycle de bulle d'actif qui éclatera tôt ou tard. C'est l'alerte que lance notamment Nouriel Roubini.

Le fait que le monde développé soit piégé dans un cycle de bulle est effectivement une réalité. Le cocktail sur-rémunération du capital, faibles taux, faible inflation dope le prix des actifs et adosse la reprise à des effets de richesse fragiles.

Néanmoins, ce cercle infernal pourrait être cassé. La part des profits est en effet exorbitant aux Etats-Unis. La racine de la déflation est là. La faiblesse des salaires entretient « l'inflation zéro », et téléguide la liquidité sur les marchés de capitaux. Mais il y a aussi là une  véritable réserve de carburant pour la future croissance américaine. Une réserve que l'arme de la hausse du salaire minimum promise par Barack Obama pourrait aider à débloquer. Si ce verrou saute, c'est plus de croissance réelle dans un contexte d'inflation un peu plus élevée également. Au total plus de croissance avec des taux d'intérêts réels qui resteraient modérés. Les Etats-Unis pourraient alors se bâtir des fondamentaux en accord avec les valorisations du moment et surtout armer un prochain cycle long de hausse de marchés  d'actions dont les économies développées sont maintenant sorties depuis près de 15 ans.

Olivier Passet, La bourse américaine va encore monter, une vidéo Xerfi Canal


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Mots clés : Economie mondialeBanque, finance, assurance

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