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ACCUEIL ECONOMIE Décryptage éco La reprise européenne face...
https://player.vimeo.com/video/120247287?autoplay=1 Olivier-Passet-La-reprise-europeenne-face-a-la-panne-allemande-3092.jpg
04/12/201403:05

Xerfi Canal présente l'analyse d'Olivier Passet, directeur des synthèses de Xerfi

 

Tout le timing de la politique économique française a été pensé dans une Europe en reprise. La dévaluation fiscale devait trouver son financement dans la rationalisation mesurée des dépenses et le souffle de croissance que nous importerions de nos partenaires. Si la France est aujourd’hui en délicatesse avec Bruxelles, c’est que le calcul très serré qui sous-tendait ce plan est mis en échec. Il nous faut donc dès à présent repenser la reprise européenne autrement, sans se défausser sur les autres.

 

Les récents développements européens invalident le panorama de reprise que nous avions encore en tête début 2014. Il n’y aura pas de reprise européenne avec une France en panne, et qui se projetterait uniquement comme étant à la remorque de ses partenaires. Pour plusieurs raisons :
Premièrement, les freins structurels sur la reprise allemande ont été sous-estimés. Nous avons maintes fois évoqué cette dimension à travers nos vidéos, parfois même de façon un peu obsessionnelle : médiocrité de la consommation intérieure et de l’investissement, affaiblissement du débouché européen, érosion de la croissance des pays dits « émergents » qui avaient fait les beaux jours du miracle allemand et incapacité du pays a changé le logiciel politique qui a fait son succès jusqu’ici. Le blocage allemand n’est pas uniquement politique cependant.

 

1/ son potentiel de croissance est moindre que le potentiel français, pour des raisons démographiques évidentes ;

 

2/ La préférence pour l’épargne est aussi le fruit de la baisse des revenus de la propriété, qui représentaient 27% du revenu disponible brut des ménages à l’aube de la crise et qui ont décru pour ne plus représentait que 22 % aujourd’hui. L’effet sur la consommation est direct mais aussi indirect car cette baisse de rendement constitue un aiguillon en faveur de l’épargne dans un pays vieillissant.
Deuxièmement, face à la préférence allemande pour l’épargne, et à l’ampleur de ses excédents, le choix d’investissement de ce pays sont décisifs. Leur recyclage sur l’Europe ne se fera que si la demande redémarre en périphérie. Le problème de l’épargne, c’est qu’elle n’est qu’un amplificateur de croissance…pas un déclencheur. Elle n’allumera pas la mèche de la reprise

 

Troisièmement, Les deux puissances de second rang que sont l’Espagne et l’Italie, même si elles représentent à elles deux le poids de l’Allemagne, ne sont pas encore en mesure d’impulser la reprise européenne. La reprise espagnole est certes là, mais l’Italie continue à s’enfoncer. La croissance de ce bloc du Sud lorsqu’on l’agrège oscille entre 0 et 0,1 % par trimestre. Pas de quoi oxygéner l’économie française. En revanche, une grande vulnérabilité à la panne de croissance hexagonale.

 

La moralité est simple. Pour qu’une reprise européenne voie le jour, il faudra que chacun y mette du sien, sans attendre un miracle ou une bienveillance venue d’ailleurs.

 

Olivier Passet, La reprise européenne face à la panne allemande, une vidéo Xerfi Canal


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Mots clés : Europe / Zone euroRepriseEpargneItalieEspagne

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