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Le temps de travail : pourquoi c'est un débat dépassé

Publié le mercredi 18 novembre 2015 . 4 min. 00

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Xerfi Canal TV présente l'analyse d'Olivier Passet, directeur des synthèses - Xerfi

 

Le temps de travail… ces fameuses 35 heures. Voilà le sujet alibi par excellence qui cristallise les passions, qui est érigé par certains en explication mono-causale du mal français, quand d’autres rappellent que des pays comme l’Allemagne ou les Pays-Bas, ne travaillent pas plus que nous sans pour autant être pénalisés.

 

Je ne m’appesantis pas ici sur tous les problèmes de mesure, le fait que ce n’est pas la même chose dans une économie de travailler 35 heures, en règle générale, ou de travailler 35 heures avec une très forte dispersion autour de la moyenne, avec une combinaison de durées longues ou courtes adaptées aux besoins des entreprises. Je me dois quand même de mentionner le niveau de productivité horaire élevé des français qui laisse suspecter que nous travaillons surement un peu plus que nous ne le déclarons dans les enquêtes.

 

Je me dois aussi de signaler  la grande variabilité des résultats selon que l’on mesure la durée sur une semaine, sur un an, en y intégrant les différentes formes de congés, ou sur la vie entière (en y intégrant les temps d’inactivité et de chômage). Je signale enfin toutes les dérogations qui sont déjà négociables dans le cadre français, et dont finalement peu d’entreprises saisissent l’opportunité… Tout cela suffit à prendre conscience que le sujet est déjà éminemment complexe à la base.


Et comme si cela ne suffisait pas, voilà que la mutation numérique porte la dernière estocade à ce concept de durée du travail.
Que signifie en effet la notion de durée du travail,  quand une part croissante des métiers sont à fort contenu intellectuel, qu’ils mobilisent de l’expertise de l’expérience pré-accumulée ou accumulée dans, mais souvent aussi en dehors et la sphère de travail.


Que signifie la notion de durée du travail, quand, dans une économie de projet, c’est le résultat qui donne la mesure d’une prestation beaucoup plus  que la quantité de temps qui lui est consacrée. Un travail mécanique, automatisé, peut être organisé, formalisé, et adossé à des résultats prévisibles. Les heures de cerveau d’œuvre ne répondent pas au même déterminisme. Ils relèvent d’une organisation et de rythmes propres à chaque individu. Il est très artificiel de vouloir les insérer dans limites horaires prédéfinie, contrôlées ou même contrôlable.


Que signifie toujours la notion de durée du travail, quand les outils numériques effacent des frontières entre la vie professionnelle et la vie privée. Des outils, qui permettent à tout individu de maintenir sa relation au travail en dehors du cadre physique de l’entreprise. Des outils qui permettent réciproquement d’acheter à toute heure et en tout lieu, de communiquer en permanence, de surveiller sa santé, dans un flux continu d’émotions dont on ne sait plus si elles relèvent de la sphère du travail ou de l’intimité.


Que signifie enfin la durée du travail, quand avec l’auto-entrepreneuriat, mais surtout, avec les différentes formes de travail collaboratif gratuit ou payant, la multi-activité gagne chaque jour du terrain.  Quand chaque consommateur devient un co-producteur ou un co-concepteur en dehors de son temps de travail  formel, de façon parfois consciente et le plus souvent inconsciente.


Comme dans d’autres domaines, celui des rentes des professions réglementées par exemple, rattrapées par l’uberisation, voilà que pendant que nous nous étripons à coup de poissons et de menhirs, dans notre village d’Astérix, les choses ont tellement évolué que nous ne savons plus très bien pourquoi nous nous bagarrons. C’est une chance au fond. Puisque la question si crispante et clivante du plus ou du moins perd de son acuité… et que c’est repenser les rythmes qui devient l’enjeu central.


Olivier Passet, Le temps de travail : pourquoi c'est un débat dépassé, une vidéo Xerfi Canal TV


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