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Les paradis fiscaux européens : de vrais risques de contamination

Publié le jeudi 4 avril 2013 . 4 min. 29

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Xerfi Canal présente l'analyse d'Olivier Passet, directeur des synthèses économiques de Xerfi

"Les paradis fiscaux étaient jusqu'ici pointés du doigt pour la perte d'impôts qu'ils occasionnaient pour les autres pays. Ils le sont aujourd'hui pour le risque systémique qu'ils font encourir à l'ensemble de la zone. Qu'en est-il vraiment ?
L'affaire chypriote a eu au moins un mérite. Elle a permis de braquer quelques temps les projecteurs sur les paradis financiers, tolérés au sein même de l'union européenne. Leur principale caractéristique, c'est le surdimensionnement de la sphère financière par rapport à la taille de leur économie. L'actif des banques chypriotes représente ainsi 7 fois le PIB annuel de l'Ile… quand la norme européenne est de 1 à 3. Mais, Chypre n'est pas un cas extrême. A Malte, le ratio est de 8… Au Luxembourg, il est de 24. Hors UE, mais intimement liée à l'Union, les dépendances de la Couronne que sont Jersey, Guernesey et l'île de Man, ont des multiples sont encore plus délirants.
Prendre la mesure de ces multiples, c'est prendre aussi conscience du déficit assuranciel de ces systèmes. Ces systèmes hyper-concentrés ne sont plus too big too fail… trop grands pour faire défaut … mais too big pour être assurés à échelle nationale, par des économies confetti. La présence de ces paradis accroit donc mécaniquement la vulnérabilité systémique de l'Union et de la zone euro.
On peut bien sûr relativiser l'exposition directe des grandes banques nationales sur ces centres off-shore. Chypre, c'est  0,2% d'exposition internationale directe pour les banques européennes. C'est 0,1% pour la France et 0,3 % pour l'Allemagne. Rien qui ne puisse être provisionné.
Mais ce sont les ricochets qui sont à craindre dans ce type de crise. Chypre, c'est 0,3% de l'actif des banques allemandes… mais c'est aussi 10% de l'actif des banques grecques. Et les banques grecques, c'est 7,3 % de l'actif des banques portugaises… Les banques portugaises, elles, pèsent 5 % dans l'actif des bandes espagnoles… Et ainsi de suite. On peut alors imaginer des jeux à plusieurs bandes où le papillon chypriote déclenche une tornade européenne.
Le problème c'est donc qu'un tout petit choc peut se diffuser aux maillons faibles bancaires de la zone euro, que sont la Grèce, l'Espagne, le Portugal, l'Irlande…et revenir amplifiés sur les systèmes bancaires du centre de l'Europe.
Une telle transmission sans coupe-feu de la BCE est cependant improbable. Et une telle amplification est de surcroît improbable, partant d'Andorre ou de Malte. Les masses ne sont pas les mêmes et Il n'y a pas de surexposition, équivalente à celle de la Grèce sur Chypre, dans ces paradis.
Reste bien sûr le Luxembourg. Avec le Luxembourg, on est sur des expositions directes de bien plus forte ampleur qu'avec Chypre. 3,7% de l'actif international des banques françaises… 5,2 % de l'actif des banques allemandes. Et 2.6% de l'actif des banques européennes en moyenne. La diffusion amplificatrice est ici facile à imaginer.
On comprend dès lors que Wolfgang Schäuble, ministre des Finances allemand, se soit empressé de se porter garant  de la moralité et de la transparence du Luxembourg. Et c'est là probablement que se situe la principale assurance contre un risque d'amplification. Les banques allemandes n'ont  certes que 0,4 % d'exposition directe sur Maltes ou Chypre. Mais elles aussi 9% d'exposition sur les systèmes bancaires malades de la périphérie de l'Europe… et 19 % d'exposition sur les paradis offshore y compris le Luxembourg. C'est nettement plus que la France. Ce talon d'Achille allemand c'est aussi la garantie de solidarités financières efficaces en Europe.
"      
Olivier Passet, Les paradis fiscaux européens : de vrais risques de contamination, une vidéo Xerfi Canal


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