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ACCUEIL ECONOMIE Décryptage éco Les prévisions Europe 2015 :...
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15/12/201404:15

Xerfi Canal présente l'analyse d'Olivier Passet, directeur des synthèses de Xerfi

 

Quelle croissance européenne en 2015 ?  Nous prévoyons à Xerfi tout juste 1% pour la zone euro, avec un redécollage poussif vers un sentier supérieur à 1 % à la fin de 2015. 1,4% pour l’ensemble de l’UE. Derrière cette performance, un acquis de croissance quasi-nul début 2015. Mais surtout un manque de synergie qui ne permet pas de tirer tout le parti de la décrue du pétrole et de la dépréciation de l’euro.

 

Les deux cartes que je vais vous présenter vous en diront plus qu’un long discours, sur le grippage de la dynamique intra-européenne et sur la difficulté de recréer un élan en 2015. Première photographie début 2014. L’Allemagne et son Hinterland, le Nord de l’Europe et le Royaume-Uni semblent en passe de devenir les locomotives de l’Europe. Ces différents pays se rapprochent sur le papier du plein emploi, et l’on peut espérer que le réveil des salaires apportera du carburant à la reprise mais surtout éloignera le spectre de la déflation et contribuera à réduire les écarts de coût au sein de la zone. Les Pays du Sud ont touché leur point bas et apparaissent en mesure de se relancer sur l’extérieur. La France et l’Italie semblent pouvoir se mettre à la remorque du mouvement.

 

Neuf mois plus tard, total changement de décors. Premier étau à l’Est de l’Europe qui assombrit les perspectives 2015. Le moteur allemand s’est grippé, rattrapé par la crise de ses débouchés extra-européens, intra-européens, par la crise ukrainienne et le basculement de l’économie Russe. Du coup, c’est toute la dynamique de rattrapage des PECO qui  est fragilisée, des PECO dont les performances restent accrochées aux performances de leur puissant voisin. Une dépression de l’Allemagne et de son Hinterland qu’aggrave de surcroît le décrochage de la Russie. Et il suffit de superposer les évolutions annuelles du PIB russe et du cours du Brent et d’ajouter l’impact des sanctions internationales pour saisir que la Russie restera en récession l’année prochaine (moins 0,1 % de croissance après -0,6 en 2014). Il ne faudra donc pas compter sur les PECO pour dynamiser la croissance européenne. Leur compteur restera bloqué à moins de 2% cette année et à 2,3% en 2015. Nettement en dessous de leur moyenne d’avant crise.

 

Deuxième étau, à l’ouest. La France et l’Italie se retrouvent coincées entre une Allemagne en panne et des pays du Sud dont la reprise extravertie n’exerce aucun effet d’entrainement sur leur périphérie. Je devrais ajouter la reprise britannique dont les ressorts restent fragiles : effets de richesse et petits jobs en masse sur fond de recul du pouvoir d’achat. Avec le plafonnement des effets de richesse, il est probable que 2015 se présente sous un jour moins favorable et nous misons à Xerfi sur un rythme de croissance proche de 2% en 2015 en retrait sur 2014.

 

Résultat, tous les pays du noyau dur sont maintenant à la peine,  et les deux chocs très positifs que connaît l’Europe, la baisse des prix du pétrole et la dépréciation de l’euro saisissent un moteur quasiment à l’arrêt. Ce choc doit vaincre les forces d’inertie que je viens de décrire. Des forces d’inertie d’autant plus fortes que les pilotes de la zone ont tardé à passer en première.

 

1/ D’un côté Mario Draghi desserre au maximum l’étreinte monétaire mais il peine à augmenter le bilan de la BCE aussi vite et aussi fort qu’il le souhaiterait. La faible appétence pour le crédit des agents privés met en échec sa volonté de refinancer à long terme les banques ou d’acheter les produits titrisés.

 

2/ De l’autre la politique budgétaire atteindra tout juste la neutralité espérée.
Alors l’Europe est bien en passe de sortir du trou noir de la récession, la croissance revient mais c’est à petits pas. Une reprise qui s’annonce comme un chemin semé d’embuches. Les risques politiques et sociaux au sud de l’Europe, n’étant pas des moindres.

 

Olivier Passet, Les prévisions Europe 2015 : la reprise en étau, une vidéo Xerfi Canal


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Mots clés : Prévision et conjonctureEurope / Zone euroCroissancePrévisions

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