Connexion
Accédez à votre espace personnel
Recevez nos dernières vidéos et actualités quotidiennementInscrivez-vous à notre newsletter
ÉCONOMIE
Décryptages éco Intelligence économique Intelligence sectorielle Libre-propos Parole d'auteur Graphiques Notes de lecture
STRATÉGIE & MANAGEMENT
Comprendre Stratégies & Management A propos du management Parole d'auteur Notes de lecture
IQSOG
RUBRIQUES
Économie généraleFranceEurope, zone euroÉconomie mondiale Politique économique Emplois, travail, salairesConsommation, ménagesMatières premières Finance Géostratégie, géopolitique ComprendreManagement et RHStratégieMutation digitaleMarketingEntreprisesFinanceJuridiqueRecherche en gestionEnseignement, formation
NEWSLETTERS
QUI SOMMES-NOUS ?


Macron est-il la dernière chance pour la zone euro ?

Publié le jeudi 27 avril 2017 . 4 min. 11

Voir plus tard
Partager
Imprimer

Les résultats des élections françaises ont suscité une vague de soulagement sur les marchés d’actions et obligataires. Après l’Autriche et les Pays-Bas, le spectre populiste s’éloigne en France. Autrement dit, l’hypothèse d’une dislocation immédiate de l’euro s’éloigne. Cela veut-il dire pour autant que la zone euro est tirée d’affaire ?


Faisons le pari des marchés, celle de la victoire d’Emmanuel Macron. L’attachement de la France aux traités est réaffirmé. Sans vouloir faire d’amalgame et reprendre la terminologie simpliste qui impose les pro- et anti-système, il est clair que pour les partis de gouvernement européens, fidèles à la construction européenne et à ses astreintes, le couperet n’est pas passé loin. Le club des dirigeants qui présidera aux destinées du projet européen aura sauvé son entre-soi mais fera figure de club de rescapés en sursis. Et l’on peut se dire que ce sentiment de dernière chance traversera bien des grandes capitales européennes.


Pour que l’Europe fonctionne, il faut trois conditions


Mais au-delà des bonnes intentions il faut regarder les choses telles qu’elles sont. L’idée est toujours la même. Pour que l’Europe fonctionne et stoppe le mouvement de divergence qui mine son unité, il lui faut, premièrement, un vrai budget européen, ou a minima, une instance capable, autour de grands projets, de lever de la dette, des eurobonds, et d’opérer des transferts vers les régions qui décrochent. Capable aussi d’appuyer l’action contra-cyclique de la banque centrale. C’est la seule façon pour faire en sorte que les excédents d’épargne hyper-concentrés sur l’Allemagne et les Pays-Bas soient recyclés vers la périphérie de façon efficace. C’est la condition sine qua non pour que les ajustements nécessaires des pays périphériques, autrement dit les politiques de rigueur, ne s’empilent pas au détriment de l’activité et de l’emploi de toute la zone.
Deuxième condition, face à des gouvernements élus dont la base électorale tend à devenir minoritaire, il faut urgemment que l’Europe renforce sa légitimité démocratique.


Troisième condition, il faut faire une trêve dans la concurrence fiscale.


Emmanuel Macron est en ligne avec ces réformes


 
Lorsqu’Emmanuel Macron plaide en faveur d’un ministre des finances européen, d’un renforcement des pouvoirs du parlement,  de "conventions démocratiques" dans chaque Etat de l'Union européenne, destinées à faire émerger des feuilles de route sur des grands projets, à géométrie variable (partisan d’une intégration différentiée) ; lorsqu’il plaide en faveur d’une relance de toute la zone euro par des investissements ; lorsqu’il propose un contrôle des investissements étrangers sur le continent dans les secteurs stratégiques, ainsi que des mesures anti-dumping au sein de l'UE, il est bien en ligne avec les trois nécessités que j’ai énoncées plus haut. Celle des transferts, de la démocratie, de la pacification de la concurrence.


Rien d’étonnant d’ailleurs, car cela fait longtemps que ces trois éléments rallient les europhiles partisans de la méthode des petits pas.


Mais sa méthode pour les mettre en œuvre est contestable


Et c’est peut-être cela qui inquiète. Pourquoi ce qui ne s’est pas fait jusqu’ici se ferait maintenant ? Le sésame serait, selon Emmanuel Macron, le leadership retrouvé de la France grâce aux gages qu’elle offrirait en matière de réformes.


C’est un peu mince, avouons-le. Car la réforme européenne ne peut être conçue comme les bons points que l’on octroierait aux bons élèves. La réalité est plus sombre et plus têtue. Ce qui mine aujourd’hui le projet européen, c’est la divergence des intérêts. Et elle est profonde.


La France tend à oublier souvent que pour la moitié des pays européens, l’Europe telle qu’elle fonctionne aujourd’hui constitue un jeu gagnant. Pour toute une partie du cœur de l’Europe, le fonctionnement actuel des institutions constitue un bon compromis. Et lorsque ce compromis est contesté, c’est d’abord la liberté de mouvement des hommes qui est au cœur des préoccupations. Difficile de croire, alors, que les lignes puissent bouger sans que la France ne fasse usage du principal argument dont elle dispose : sa capacité de nuire.

 

Olivier Passet, Macron est-il la dernière chance pour la zone euro ?, une vidéo Xerfi Canal.


x
Cette émission a été ajoutée à votre vidéothèque.
ACCÉDER À MA VIDÉOTHÈQUE
x

CONNEXION

Pour poursuivre votre navigation, nous vous invitons à vous connecter à votre compte Xerfi Canal :
Déjà utilisateur
Adresse e-mail :
Mot de passe :
Rester connecté Mot de passe oublié?
Le couple adresse-mail / mot de passe n'est pas valide  
  CRÉER UN COMPTE
x
Saisissez votre adresse-mail, nous vous enverrons un lien pour définir un nouveau mot de passe.
Adresse e-mail :

STOCKAGE DE VOS DONNÉES

Xerfi Canal utilise et stocke des informations non sensibles (par exemple : adresses IP, données de navigation, identifiants) obtenues par le dépôt de cookies ou technologie équivalente sur votre appareil. L’utilisation de ces données nous permet de mesurer notre audience et de vous proposer des fonctionnalités et des contenus personnalisés.

Les données stockées par Xerfi Canal ne sont en aucun cas partagées avec des partenaires ou revendues à des tiers à des fins publicitaires.

Vous pouvez librement donner, refuser ou retirer à tout moment votre consentement en accédant à notre outil de paramétrage des cookies.

ACCEPTER PERSONNALISER REFUSER

PERSONNALISEZ LE STOCKAGE
DE VOS DONNÉES

Cookies Google AnalyticsCes cookies permettent d’obtenir des statistiques de fréquentation anonymes du site Xerfi Canal afin d’optimiser son ergonomie, sa navigation et ses contenus.

Cookies de personnalisation du parcours de visiteCes cookies nous permettent de vous proposer, en fonction de votre navigation sur le site, des contenus et/ou des offres de produits et services les plus adaptés à vos centres d’intérêt.

Vous pourrez librement et à tout moment modifier votre consentement en accédant à notre outil de paramétrage des cookies.

VALIDER ANNULER