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En dépit des difficultés causées par la pandémie, puis de l’invasion de l’Ukraine et la flambée de l’inflation, les entreprises affichent une santé financière qui défie tous les pronostics.


Des performances financières élevées et un taux de sinistralité encore faible


Il y’a d’abord les superprofits du CAC 40, au cœur des débats, avec un nouveau record au premier semestre 2022 pour les géants du CAC 40, dont les résultats ont presque doublé par rapport à leurs niveaux de 2019. Mais le constat ne s’arrête pas aux seuls grands paquebots de la mondialisation. En témoignent aussi les résultats financiers des entreprises résidentes, opérant sur le territoire. L’excédent brut comme l’autofinancement des sociétés non financières hexagonales se maintiennent à leur zénith et semblent traverser sans douleur l’épisode de fièvre sur les matières premières et d’accélération salariale. Leur niveau de cash demeure en apesanteur, comme en témoignent les dépôts bancaires, après leur exceptionnelle envolée de la période Covid, aucun mouvement de normalisation ne paraissant s’amorcer jusqu’en juillet. Et dans le droit fil de ce constat, les entreprises embauchent à plein régime et investissent, loin de l’attentisme qu’aurait pu susciter l’amoncellement des risques au cours du premier semestre.


Tout cela peut recouvrir de fortes disparités de situation, qu’il ne faut pas sous-estimer, notamment entre les grandes entreprises et les plus petites structures, entre donneurs d’ordre qui dominent leurs marchés et leur sous-traitance. Néanmoins, la sinistralité, dont le plus fort contingent est composé de TPE et PME, même si elle remonte, se maintient à des niveaux étonnamment faibles. Loin de retrouver comme attendu les niveaux d’avant pandémie, elle demeure inférieure de plus d’un tiers à son régime de croisière d’avant crise.


Montée de l’endettement bancaire


Cette résistance financière crée le sentiment que les entreprises disposent encore de réserves pour amortir l’impact sur l’investissement et l’emploi du retournement de demande qui s’amorce. Il existe néanmoins une ombre au tableau qui doit nous mettre en alerte. Interrogées sur leur situation de trésorerie, les entreprises de l’industrie comme des services rendent compte d’une dégradation. Les soldes d’opinions ont fortement décroché depuis mars, pour rebasculer sous leur moyenne de longue période. Le très fort décalage entre le jugement des entreprises et les données en dur concernant leur cash (à des niveaux exceptionnellement élevés selon les sources bancaires) pourrait nous conduire à relativiser la portée de ce signal. Il rendrait avant tout compte du fait que le cash ne progresse pas aussi vite que durant la crise sanitaire, sans se dégrader pour autant. Mais c’est une erreur :


1. Le cash des entreprises progresse certes (de 3,5% sur un an en juillet), mais à un rythme moindre que l’inflation, ce qui signifie une dépréciation de la valeur réelle de ces encours.
2. Surtout, ce cash a très largement pour contrepartie une montée de l’endettement bancaire. Notamment depuis le début de 2022. Un crédit bancaire qui par roulement a permis aux entreprises de maintenir leurs réserves de trésorerie à haut niveau, mais adossées à du crédit qui augmente les obligations de remboursement à court terme.


Tarissement du crédit : les plus petites structurent en 1re ligne


L’aisance financière des entreprises est donc d’abord le fruit d’un accès au crédit dans des conditions de taux et de sélectivité jusqu’ici favorables. Or, le changement de cap de la politique monétaire est en train de radicalement changer la donne. Les plus petites structures, notamment celles qui sont sous pressions de leur donneur d’ordre et qui subissent la hausse de leurs coûts d’exploitation sans pouvoir la répercuter pleinement sur leurs prix, sont en première ligne. C’est sur ces structures, les plus exposées en termes de solvabilité que l’effet du tarissement du crédit se fera d’abord sentir. Le renouvellement s’opérera de façon plus sélective et sur une base de taux plus élevés. Les petites structures et les secteurs de sous-traitance seront les plus exposés, exacerbant les risques de sinistralité.


De surcroît, la résistance des marges et des résultats observée jusqu’à l’été ne doit pas nous leurrer. Ce n’est qu’en fin d’année que les entreprises absorberont le plein effet de l’indexation des salaires sur l’inflation. Jusqu’ici les résultats d’exploitation bénéficient du retard d’ajustement des rémunérations sur l’accélération des prix. Cet ajustement se produira au moment même où le ralentissement des débouchés prendra les profits en étau.


Bref, entre un cash qui sera largement absorbé par les échéances de remboursement des crédits à court terme, voire le remboursement anticipé de la dette à plus long terme à taux variables et une dégradation différée de la rentabilité des entreprises, le matelas apparemment confortable risque de faire long feu.


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