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Xerfi Canal présente l'analyse d'Olivier Passet, directeur des synthèses économiques de Xerfi

Bricorama aujourd’hui, mais Dia ou IKEA hier pour le travail le Dimanche, Sephora sur les Champs-Elysées pour le travail le soir : ces coups de projecteur déplacent peu à peu les lignes floues de ce qui est autorisé, par la loi, la jurisprudence ou l’autorité préfectorale. Les principes demeurent… les exceptions elles s’étendent.  Mais qui gagne, qui perd ?
Constatons d’abord que le travail régulier le dimanche ou sur les horaires atypiques  s’étendent peu à peu… Autre fait, la France reste dans la norme européenne : Moyenne haute pour le travail le dimanche. Moyenne basse pour le travail le soir. Avec une particularité cependant… l’emploi sur les heures ou les jours atypiques est en France moins concentré sur les jeunes que dans d’autres pays. Les horaires décalés ne créent pas d’opportunités pour les exclus du marché du travail, mais profitent au contraire à ceux qui ont déjà un contrat d’une part et à une sous-catégorie de salariés qui subissent ces contraintes horaires d’autre part. 95 % de ceux qui travaillent le dimanche travaillent aussi le samedi et 64 % travaillent aussi le soir contre 16 % pour les autres.
Cela provoque des analyses contradictoires. Et puis, chacun gère ses ambivalences. Salarié côté pile et consommateur côté face… Producteur en semaine et auto-producteur ou bricoleur le dimanche. Le repos dominical ou du soir cristallise les contradictions de l’individu et débouche inévitablement sur un dilemme. Le consommateur est en lutte avec le salarié. L’homo-economicus avec celui qui aspire à d’autres formes de socialisation. Après tout, la qualité d’un service, c’est aussi son accessibilité. Et puis, il faut bien prendre en compte que le commerce traditionnel doit faire face à la montée du E-commerce, ouvert jour et nuit, 7 jours sur 7.
Les lignes de fractures gauche-droite ne sont d’ailleurs pas nettes. Montesquieu ou Voltaire prônaient le travail le dimanche tant pour la morale que pour l’économie. Les révolutionnaires eux,  ont aboli le repos dominical en même temps que le calendrier Grégorien... C’est l’aile droite du parti conservateur qui bloqua Mrs Thatcher dans sa première tentative de libéralisation du travail le dimanche… et c’est le parti travailliste qui épaula John major pour libéraliser son usage en 1994… bref difficile d’entrevoir autre chose qu’un compromis évolutif, l’aménagement d’exception… il en a toujours été ainsi sur ce sujet. Dans la plupart des pays, le repos dominical, assorti de dérogations est la norme. En France, derrière le socle de la loi du 13 juillet 1906 qui valorise la santé des travailleurs et la vie de famille, il y a toujours eu des exceptions touchant à l’exercice du commerce et la culture notamment. Bricorama ne constitue pas le premier conflit médiatisé ... loin s’en faut.
Dernière extension en date la loi Maillé de 2009… Le classement en zone autorisé reste cependant inégal et assez arbitraire d’une métropole à l’autre. Résultat, le maquis des exceptions crée des situations de concurrence déloyale… Pourquoi une dérogation nationale accordée aux jardineries et aux magasins de meubles et pas aux magasins de bricolage par exemple ?
Alors que faire ? L’argument de la stimulation de l’activité commerciale est bien fragile. En vérité,  tout cela se solde sans doute par des vases communicants d’un circuit à l’autre, d’un jour à l’autre. Eviter le jeu à somme nulle, ce serait d’abord de faire de l’extension des horaires atypiques un vrai levier de hausse du pouvoir d’achat, et un moyen d’intégrer au marché du travail des étudiants et les chômeurs…. Favoriser l’insertion de ceux qui sont en marge de l’emploi.  Le travail du dimanche et du soir du soir aurait alors une véritable utilité sociale.

Olivier Passet, Travail le dimanche et le soir : le bricolage permanent, une vidéo Xerfi Canal


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