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30/03/201504:21

Xerfi Canal TV présente l'analyse d'Olivier Passet directeur des synthèse, Xerfi

 

Si la bourse peut s’emballer au mépris de tous les fondamentaux, elle nous livre trois types d’informations essentielles. 1/Ses fluctuations courtes captent toute une série de signaux micro-économiques issus de l’analyse financière qui échappent aux comptes nationaux. 2/ Elle nous donne le pouls des anticipations, même si ces dernières sont irrationnelles. 3/ Enfin, dans le cas américain et américain seulement, le S&P 500 constitue l’un des meilleurs prédicteurs des retournements de l’économie américaine à 6 mois ou un an. Son niveau peut être aberrant, mais son point de retournement ne l’est pas. Pour le Conference Board, la bourse, se place en 4ème position des indicateurs avancés en termes de qualité prédictive. Je me focaliserai donc ici sur cet indice leader des bourses mondiales

 

Première question. Que nous dit d’abord le S&P500 sur la solidité de la reprise américaine ? Si je regarde d’abord les grandes tendances. Le S&P500 est bien à l’image de la reprise américaine. C’est-à-dire, plus vigoureuse que celle de ses grands partenaires européens et adossée à une forte profitabilité. Ce qui a permis à la bourse de pulvériser ses records de 2000 et 2007 de plus de 33 %.  Si je scrute maintenant de plus près les évolutions depuis 6 mois. Sa progression marque le pas. Nous ne sommes pas dans une fuite en avant incontrôlée et il est clair que les investisseurs hésitent face à la perspective d’un resserrement des taux, les effets de la majoration du dollar et des salaires sur la profitabilité des entreprises. Mais ce temps d’arrêt est plutôt rassurant quant au discernement des acteurs de marché.  Ce pallié n’indique pas pour autant nécessairement un point d’inflexion à la baisse annonciateur d’un épuisement proche du cycle US.

 

Deuxième question, au niveau où se situe la bourse, la croissance américaine est-elle exposée à un risque d’explosion de bulle rapproché ? Pour répondre à cette question inévitablement technique,  je me réfèrerai à 3 ratios qui par le passé ont assez bien signalé les sorties de routes financières des Etats-Unis.

 

1/ Le PER. C’est-à-dire le rapport entre la capitalisation boursière et la masse des profits des entreprises cotées. Ce ratio est historiquement élevé sans atteindre les extrémités de 2000. Je vous propose maintenant d’inverser ce ratio.  Car de la sorte il exprime un rendement : les profits anticipés rapporté la valeur de marché des entreprises et peut être comparé aux taux d’intérêt. Que nous dit ce graphique. Qu’en 2000, l’euphorie était telle que le rendement espéré des actions était passé en dessous  de celui des titres sans risque. Et qu’aujourd’hui, il demeure au-dessus. Les opérateurs n’ont donc pas pris complètement pris argent comptant la baisse des taux lié au quantitative easing. Les PER sont élevés, signalant un point critique, mais sans rapport avec la dérive des années 2000. En gros les marchés ont raison de marquer le pas.

 

2/ Deuxième ratio d’alerte : le rapport entre la capitalisation boursière américaine à la valeur des fonds propres, aux prix courants, c’est-à-dire lorsque l’on valorise les immobilisations aux prix actuels et non pas à leur valeur historique comptable.  Même message. Nous n’en sommes pas aux extrêmes des années 2000, mais il serait prudent que la bourse ne croisse pas plus vite que le PIB à ce stade.

 

3/ Troisième indicateur, la richesse financière et immobilière nette  détenue par les ménages rapportée à leurs revenus. Et il est clair à nouveau que l’économie américaine a éclusé ses effets de richesse. Et que sa croissance ne sera pérenne que si elle s’appuie dorénavant sur la dynamique des salaires.

 

Bref, le contexte financier américain est limite sans être exubérant. Et il devient urgent que le moteur de la croissance bascule sur les salaires. La capacité de l’économie américaine à opérer ce tournant est lourd de conséquence pour la zone euro. A l’heure où elle s’interroge  sur le risque que le quantitative easing ne soit qu’une machine à fabriquer des bulles plutôt qu’à irriguer l’économie réelle.

 

 

Olivier Passet, La bourse face à la solidité de la reprise économique, une vidéo Xerfi Canal TV


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Mots clés : Banque, finance, assuranceRepriseCroissanceBourseS&P500Bulle

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