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28/03/201803:10

La France, une start-up nation ? Peut-être. En tout cas le pays abrite de très nombreux incubateurs, accélérateurs et start-up studios. Et ils ont le vent en poupe. Selon l’étude Xerfi France, on dénombre plus de trois cents organisations de ce type dans l’Hexagone. Tout a commencé à la fin des années 1990 avec la création d’incubateurs publics (dits « Allègre »), aujourd’hui bien ancrés dans le tissu économique local. Se sont développés dans leur sillage les structures adossées aux écoles de commerce et d’ingénieurs, puis plus récemment, des structures privées d’accompagnement spécialisées ou arrimées à de grands groupes. Actuellement, les deux tiers des grandes écoles et environ la moitié des entreprises du CAC 40 disposent d’un incubateur. Et ces structurent se multiplient en raison d’un environnement favorable. Citons pêle-mêle : le goût des jeunes générations pour l’entrepreneuriat, les initiatives comme la French Tech, le développement du capital-risque dont les levées de fonds ont été multipliées par trois entre 2014 et 2017, le soutien politique et financier de l’État, la constitution de fonds comme French Tech Accélération ou encore la transition numérique qui incite les grandes firmes à créer en interne des dispositifs d’incubation et d’accélération à des fins de veille économique et technologique.

 

Toutes les structures d’accompagnement ne se ressemblent pas. Hé oui, les business models se montrent très disparates d’une organisation à une autre : la promesse de valeur, l’organisation interne ou encore les ressources ou compétences utilisées varient considérablement. Néanmoins, quelques tendances se dessinent. D’abord, les partenariats sont souvent la règle pour les structures nouvellement créées. Celles-ci optent également pour la spécialisation sur une thématique particulière afin de se différencier dans ce paysage concurrentiel foisonnant. En outre, le modèle Station F, sorte de « campus de start-up », semble peu à peu infuser l’ensemble du secteur. Ce modèle a vocation à regrouper sous un même toit divers acteurs de l’accompagnement d’entreprises, des services administratifs et des investisseurs. Signalons enfin que les accélérateurs privés évoluent vers un modèle de fonds de capital-risque.

 

Cela étant, la concurrence entre les structures privées s’intensifie et rend encore plus urgente l’adoption d’un business model pérenne selon l’étude Xerfi France, en particulier pour les nouveaux entrants et les acteurs les plus opportunistes. En vérité, un écrémage semble inévitable à moyen terme à moins qu’un travail conséquent sur l’offre ne soit réalisé. Il est nécessaire en effet que les structures d’accompagnement apportent une vraie valeur ajoutée aux jeunes pousses par les services offerts et par leur réseau de partenaires. Il s’agit bien de répondre à des besoins de formation, de coaching et de mise en relation d’autant plus que les mentors et investisseurs de premier plan manquent à la France, contrairement aux États-Unis…


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Mots clés : Services aux entreprisesFranceStart-upConcurrenceIncubateur

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